Pas facile de voir le petit dernier ou la petite dernière quitter le nid familial. Et la séparation est aussi rude pour les pères que pour les mères !

"Les hommes vivent cette séparation plus douloureusement que les femmes car ils la prennent de plein fouet", souligne Serge Hefez, psychanalyste, thérapeute familial et auteur de ''Dans le cœur des hommes'' (Hachette Littérature, 19 €). "Contrairement aux femmes qui ont lu des articles dessus, qui en ont parlé entre amies, ils ne sont pas du tout préparés à ce départ, ni aux sentiments qu'il peut entraîner." Les mères, en effet, ont déjà vécu quelques séparations d'avec leur petit : l'accouchement, le sevrage, la reprise du travail ont été de premières occasions d'expérimenter le fait que grandir, pour un enfant, signifie se détacher. Même si elles ne l'ont pas toujours accepté, même si la perte reste douloureuse, elle n'est pas inconnue. Rien de tout cela chez les pères.

Syndrome du nid vide : les hommes aussi !

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