Hormones ou fragilité personnelle ?
"''Le matin, je n'arrive plus à sortir du lit''", reconnaît Martine qui souffre depuis plusieurs semaines d'une dépression sévère suite à des conflits avec son entourage. Pour Catherine, ce serait plutôt une perte d'intérêt et de plaisir dans tout ce qu'elle fait. "''A quoi bon ?''" se dit-elle à chaque fois. Brigitte, elle, se dévalorise : "''J'ai tout raté, je suis nulle...''" et a perdu toute confiance en elle...

La dépression féminine ?
Autant de symptômes dépressifs qui caractérisent une dépression sévère. Pourtant, selon le Pr David Servan-Schreiber, professeur de psychiatrie à l'université de Pittsburgh (USA) et auteur de l'actuel best-seller Anticancer : "''Il faut différencier les dépressions caractérisées des dépressions légères et transitoires dont les causes et l'approche thérapeutique sont différentes''".
Baby-blues, déprime prémenstruelle et ménopause sont autant d'épisodes dépressifs qui émaillent parfois la vie d'une femme. Mais tout n'est pas "hormonal" car la structure de personnalité, l'histoire personnelle et les évènements de vie concourent aussi à la survenue d'une dépression.

Déprime ou dépression ?

Déprime ou dépression ?

Tout est dans la durée... Alors comment différencier la "déprime" légère et transitoire de la dépression sévère ? C'est la persistance et l'intensité des symptômes dépressifs qui doivent faire penser au diagnostic de dépression sévère. Un diagnostic différentiel pas toujours facile à faire mais pourtant essentiel pour la prise en charge thérapeutique.

Dans la simple déprime, l'épisode dure quelques jours ou quelques semaines avec une sensation de tristesse, fatigue, baisse de l'élan vital, troubles du sommeil, idées de honte et de culpabilité. Alors que pour la dépression sévère, ce sont les mêmes symptômes mais présents en plus grand nombre, plus douloureux et persistants plus longtemps.

Que faut-il faire ? D'abord avoir conscience que la vie n'est pas toujours un "long fleuve tranquille", et qu'un épisode dépressif est parfois l'occasion de faire le point sur ce qui est important et ce qui ne l'est pas pour soi, et de changer parfois ses priorités. Ensuite, il faut exprimer son mal-être avec des mots, voire avec des larmes. Il n'y a rien de honteux à se sentir mal, à pleurer et à partager sa douleur avec des proches bienveillants.

Publicité
Publicité
Prévenir absolument C'est en tout cas le meilleur moyen de trouver de l'aide et de prévenir une rupture dépressive qui peut conduire au passage à l'acte suicidaire.Ensuite, il ne faut pas hésiter à consulter un médecin traitant, qui dirigera ou pas, selon le cas, vers un psychiatre. La dépression légère ou sévère est une maladie qui se soigne avec ou sans médicaments, mais toujours grâce à une écoute et un soutien psychologique. Les soins, médicaments et psychothérapies - y compris les consultations de psychologues dispensés dans les établissements du secteur public, les consultations de généraliste ou psychiatre en cabinet privé - sont pris en charge par la Sécu dans le cadre de la réforme du parcours de soin.

Plus d'infos !

Le site info-dépression.fr

Publicité