Les bulles rebelles se mêlent à la fête !

Ces vignerons, en dehors de créer des nectars procurant plus de plaisirs (car plus "concentrés") et plus "d'émotions", respectent avant tout leur environnement, leur terroir et la Terre dont nous ne sommes que locataire aux yeux des futures générations. Ces démarches, souvent individuelles, visant à développer la viticulture biologique réunissent incontestablement les critères sociaux et économiques d'un développement durable.

En Champagne, deux bonnes raisons stimulent la conversion d'exploitations agricoles au Bio. Le champagne est avant tout un produit d'exportation, notamment en Europe du Nord où la clientèle est une des plus "demandeuses" de vins sans désherbants ni produits chimiques. Ensuite, beaucoup de vignerons ont compris depuis longtemps que leur vin n'est grand que par l'expression des différents terroirs de craie. Il leur faut donc préserver la vigne de toutes autres influences. Et ces "hommes de la terre" sont de plus en plus nombreux.

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Ce réveil biologique est, pour le vignoble champenois, encore plus important que pour le Languedoc-Roussillon ou les Côtes du Rhône tant celui-ci est "sale" et pollué ayant été, pendant des années, nourri du produit des décharges urbaines... Cela diminua à partir des années soixante jusqu'à l'interdiction totale de ce système en 1995. La pratique Bio, si elle s'avère indispensable, contient ici en elle une rupture culturelle bien plus forte que dans d'autres régions.
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Publié par Gil Chauveau le Jeudi 28 Décembre 2006 : 00h00