Une pincée de révolution, un brin de conformisme

Et pour elle, goûter à tout signifie "tout essayer". Son argument est "qu'il faut oser provoquer" : "Ainsi, je trouve que le fooding fait plutôt avancer les choses. Il y aura toujours des pour et des contre, et toujours des has been ! Quand Pierre Hermé [son mari] a présenté ses nouvelles recettes avec un designer (que je lui avais présenté...), cela n'a pas plu à tout le monde, mais c'était intelligent", se souvient-elle.

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Militante pour l'innovation oui, mais pas pour n'importe quoi pour autant. Son bémol, ce sont ces "nouveaux chefs", "qui vont jusqu'à se présenter avec leurs food designers : "Par exemple, en ce moment, c'est la grande mode de l'hydrogène liquide, de l'alchimie... Mais on ne devrait pas le montrer ! Ce sont les plats et les recettes qui priment, et non l'inverse."Toujours dans la formule et un brin professorale, Frédérick e. Grasser Hermé avertit : "Comme disait Jean Cocteau "La mode est quelque chose qui se démode"... Il faut faire attention à l'outrance, à l'excès non utilitaire. Si une utilisation n'est pas justifiée au niveau gustatif, il y a faute."
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Publié par Rédaction le Mercredi 06 Septembre 2006 : 00h00