Leur territoire d'action est ici et ailleurs. Dans tous les pays et endroits de France et du monde où les infrastructures sont insatisfaisantes, insuffisantes ou inaccessibles. Parce que 500 000 femmes dans le monde meurent chaque année des complications ou accident à l'occasion des grossesses ou des accouchements. Parce que la mortalité des femmes par cancer du col de l'utérus par absence de dépistage reste trop importante, malgré des procédures de prévention désormais éprouvées.

Ce sont souvent les "majors", les ONG généralistes comme Médecins Sans Frontières, Médecins du Monde, l'Ordre de Malte, etc. qui font appel aux compétences de GSF. Ses équipes interviennent ainsi dans les phases post critiques dans les camps de réfugiés suite à des guerres ou des catastrophes naturelles. Là où les femme sont souvent en proie à de nombreux dangers, viols, grossesses et accouchements compliqués. Sans parler bien entendu des problèmes d'hygiène et de soins...
"De plus, explique le Docteur Richard Matis, trésorier général de l'association et gynécologue obstétricien à Lille, on constate la mise en place de phase de reconstruction après les catastrophes naturelles ou humaines qui se concrétise par une augmentation de la fécondité et de la natalité. Cette augmentation doit être entourée par les compétences des médecins et sages femmes. C'est un des cas de figures où nous sommes utiles".

Ici, en France aussi

Richard Matis est ainsi parti au Kosovo en 1999 avec un groupe de médecins pour une mission de quatre mois afin de remettre en état le fonctionnement de la maternité de Vushtrri. Réhabilitation des locaux et du matériel médical, formation du personnel kosovar dans les urgences et la gynécologie obstétrique. Bilan : cinquante à soixante consultations par jour en gynécologie, plus de treize mille personnes soignées et près trois cents accouchements effectués.

L'Afghanistan, l'Albanie, le Kosovo, le Cambodge, l'Indonésie sont les pays où GSF a le plus concentré son action, urgence impose. Mais ils interviennent aussi ici, chez nous, en France. L'accès aux soins des femmes en situation de précarité reste encore et toujours préoccupant : "Les structures sont très moyennement adaptées aux femmes, elles sont souvent mixtes et beaucoup d'entre elles hésitent à venir en consultation pour ce seul fait, souligne le Docteur Richard Beddock, secrétaire général de GSF et gynécologue obstétricien à Suresnes.

Pour ces femmes en situation souvent précaire, la santé passe bien sûr après la gestion du quotidien et ses nombreux tracas et combats... Là encore, on constate des grossesses compliquées : augmentation de la prématurité, complications materno-fœtales et néo-natales. Leur suivi gynécologique est également insuffisant : à âge équivalent, elles sont moitié moins dépistées pour les cancers gynécologiques que les autres femmes. " 10 % des femmes sont en situation précaire en France", poursuit Sophie Kouzmine, sociologue et vice-présidente de l'association. Et c'est pour y remédier que GSF a ouvert un nouveau chantier".

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L'association a mis en place un système d'intervention avec un réseau de partenaires. Les Restos du Cœur sont les principaux complices de cette mission. Une autre association, à Bordeaux cette fois, devrait permettre à GSF d'orienter les femmes dans le besoin.Le Docteur Henri-Jean Philippe, chef de service mternité au CHU de Nantes et président de GSF a ouvert deux permanences et un dispensaire dans les environs nantais...

Ce n'est qu'un début. Cette année, à l'occasion du 8 mars, GSF a décidé de sensibiliser particulièrement les soignants et le corps médical à sa cause.

Pour en savoir plus...

Le site de GSFLe site de Médecins sans frontièresLe site de Médecins du monde