Bicarbonate, remède miracle?

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Remède de "grand-mère" par excellence, le bicarbonate de soude est réputé soigner les aphtes et les brûlures d'estomac. Mais il serait bon aussi pour blanchir les dents, adoucir la peau... ou comme déodorant ! Info ou intox ? La vérité sur les vertus santé du bicarbonate.

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Bobo

Anxiété, dépression, troubles chroniques du sommeil, stress... Le thermalisme est peu connu pour ces indications. Pourtant, l'efficacité surprenant des eaux thermales pour soigner les affections psychosomatiques. Plus efficaces même que les psychotropes a été démontrée.Explication, démonstration !
On appelle, on prend rendez-vous et on vient parler de son cancer du sein, de sa fin du monde à soi, avec d'autres femmes dans la même situation. Se faire entendre, chouchouter, se sentir redevenir une femme, c'est le souhait d'Etincelle. Mais plutôt que de les raconter, nous leur avons laissé la parole...
Moins de cancers du sein
Moins 7,7 % pour l'incidence du cancer du sein en France entre 2004 et 2006. Et moins 12 % pour l'incidence du cancer du sein aux Etats-Unis depuis 2003... Une réduction qui concerne en grande majorité les femmes de plus de 50 ans. Comment comprendre ces bons résultats ?
Mammographie numérique
La mammographie devra désormais être numérisée pour le dépistage du cancer du sein. C'est ce que demande un arrêt du ministère de la santé paru au journal officiel le 5 février. Les plateaux techniques des radiologues devront donc s'équiper de matériels permettant la réalisation de mammographies numérisées...
Hormones ou fragilité personnelle ? "''Le matin, je n'arrive plus à sortir du lit''", reconnaît Martine qui souffre depuis plusieurs semaines d'une dépression sévère suite à des conflits avec son entourage. Pour Catherine, ce serait plutôt une perte d'intérêt et de plaisir dans tout ce qu'elle fait. "''A quoi bon ?''" se dit-elle à chaque fois. Brigitte, elle, se dévalorise : "''J'ai tout raté, je suis nulle...''" et a perdu toute confiance en elle... La dépression féminine ? Autant de symptômes dépressifs qui caractérisent une dépression sévère. Pourtant, selon le Pr David Servan-Schreiber, professeur de psychiatrie à l'université de Pittsburgh (USA) et auteur de l'actuel best-seller Anticancer : "''Il faut différencier les dépressions caractérisées des dépressions légères et transitoires dont les causes et l'approche thérapeutique sont différentes''". Baby-blues, déprime prémenstruelle et ménopause sont autant d'épisodes dépressifs qui émaillent parfois la vie d'une femme. Mais tout n'est pas "hormonal" car la structure de personnalité, l'histoire personnelle et les évènements de vie concourent aussi à la survenue d'une dépression.
Le cancer n'est toujours pas vaincu ''"Dans 20 ans nous aurons vaincu le cancer"'' affirmait le président Nixon à l'occasion du lancement de son Plan cancer en 1971. Objectif de 50 % la mortalité par cancer. En 2003, le Président Chirac lançait lui aussi un ambitieux plan cancer sur 5 ans, 70 mesures, 1,6 milliard d'euros, avec pour objectif une réduction de la mortalité de 25 %.La guerre au cancer est donc déclarée, mobilise tous les acteurs de la société et passionne le public. D'où les succès sans précédent des livres de Geneviève Barbier, médecin, (1) "La société cancérigène" et de "Guérir du cancer ou s'en protéger" (2) de Dominique Belpomme, président de l'Association française pour la recherche thérapeutique anticancéreuse (ARTAC), ou encore du tout récent "Anticancer" de David Servan-Schreiber (3), médecin, psychiatre et rescapé du cancer... Les uns dénoncent notre style de vie, les autres les pesticides qui nous envahissent, l'Artac a notamment lancé l'Appel de Paris le 7 mai 2004 destiné à ''"marquer le début d'une nouvelle ère où les citoyens, unis dans une synergie vitale, passent enfin à l'action, guidés par des scientifiques humanistes."'', d'autres encore une "maladie de la civilisation" et les intérêts économiques qui se repaissent de ce fléau de l'humanité. Se gaver de framboises Bref, nous voilà donc condamnés à manger au moins 5 fruits ou légumes chaque jour, à ne consommer "que" des produits bio, à rincer 4 fois notre salade avec du vinaigre de vin, à se patcher le corps entier et/ou à mâchouiller de la nicotine pour arrêter de fumer, à déménager à la campagne, à ne plus manger de faux sucre, à abandonner les rouges à lèvres bourrés de parabènes, à jeter téléphone portable et micro ondes à la poubelle, à se faire faire une ablation préventive des glandes mammaires si par malheur on a des antécédents de cancer du sein dans sa famille, bien entendu à se gaver de framboises et de thé vert, et à enrager de voir Papino, 85 printemps, continuer de fumer comme un pompier dans dommages...
Vaccins contre le cancer du col de l'utérus Deux vaccins contre le cancer du col de l'utérus sont aujourd'hui disponibles (et remboursés). Ces vaccins ont pour but de renforcer l'immunité des femmes au papillomavirus (HPV), virus qui favorise la survenue de ce type de cancer. Quoi qu'il en soit, le dépistage reste d'actualité par le biais du frottis vaginal et du test HPV. En effet, en France, le cancer du col de l'utérus est la deuxième cause de mortalité par cancer chez la femme avec mille décès par an. Et parce que si ce dépistage était bien menée, on ne devrait plus en mourir... Le HPV, responsable du cancer du col de l'utérus Le principal responsable du cancer du col de l'utérus est identifié : c'est le papillomavirus (HPV, c'est-à-dire Human Papilloma Virus) présent dans 99,7 % des cas. Comme son nom l'indique, il s'agit d'un virus et, comme tout virus, qui se respecte, celui-ci s'attrape par contamination lors des rapports sexuels... Environ 70 % des femmes croisent le HPV dans leur vie. Mais la plupart ne développeront qu'une infection transitoire qui sera éliminée par les défenses naturelles de l'organisme. C'est le cas le plus fréquent chez les moins de trente ans. Lorsque le virus s'installe de manière permanente, 15 % des infections peuvent entraîner des lésions. 5 % d'entre elles deviendront cancéreuses. L'infection par le HPV concorde souvent avec le début des rapports sexuels. Le virus mettant une dizaine d'années à devenir un cancer et il est le plus souvent diagnostiqué chez la femme entre quarante et cinquante-cinq ans... Enfin, le tabac, les partenaires multiples, les infections sexuellement transmissibles associées comme le VIH, les infections à gonocoques ou chlamydiæ,..., accroissent le risque de ce cancer.
Quatre femmes discutent... Etincelle a vu le jour en octobre 2004 grâce à Josette Rousselet-Blanc, qui a été une de nos plus grandes journalistes santé. Hommage à elle. Elle a été une des premières à constater qu'il n'y avait pas vraiment de bonne structure d'aide psychologique pour les femmes atteintes du cancer du sein et a tout mis en œuvre pour créer Etincelle. Plus de 650 femmes y ont été accueillies à bras ouverts pour discuter entre elles, sans tabou. L'objectif est clair : permettre à toutes de redevenir une femme à part entière par la parole (grâce à des groupes de parole) et le "chouchoutage" (sophrologie, réflexothérapie, soins du visage et du corps et gym douce). Mardi 13 juin, 11 heures Dans le salon d'accueil d'Etincelle, quatre femmes discutent entre elles. Isabelle Pugno est la directrice de l'association. Sourire indécollable, cette ancienne assistante DRH dans les BTP accueil, rassure et explique le fonctionnement de l'association. Elle écoute aussi beaucoup. A sa gauche, Monique, 71 ans, ingénieur de recherche au CNRS à la retraite. Elle a eu un cancer du sein en 2004. Puis Catherine Adler-Tal, psychologue. Son rôle est déterminant au sein de l'association. Il lui revient de lever les barrières psychologiques à la parole (en groupe ou en privé). A ses côtés est assise Rosario, elle travaillait dans une banque avant de se faire licencier début 2004, peu avant qu'un cancer du sein ne se déclare. On s'installe à leurs côtés, on écoute...
Bad news, le cancer se féminise... En effet, non contentes d'être victimes de "traditionnels" cancers dits féminins (sein, ovaires, utérus), les femmes sont aujourd'hui sujettes aux cancers "masculins" (colons, poumons). Il y a, bon an mal an, 42 000 nouveaux cas de cancer du sein (1 femme sur 11 et 1e cause de décès par cancer gynéco), 4 500 de l'ovaire (2e cause de décès par cancer gynéco), 3 400 de l'utérus (et 1 000 décès...) et 2 500 du poumons, soit + 20 % en 5 ans. Il est devenu la 1e cause de décès féminin par cancer aux USA.... La mort annoncée du cancer du col de l'utérus Rencontre avec Wolf-Hervé Fridman*, éminent spécialiste en cancérologie et directeur d'un des plus grands centres de recherche français... Ce patricien, doublé d'un chercheur hors pair est un "cancérologue" heureux : "''Il y a aujourd'hui plusieurs bonnes nouvelles en matière de cancers féminins ! La meilleure est le fameux vaccin contre les virus du papillomavirus 16 et 18'' (remboursé par la Sécurité sociale en France depuis le 12 juillet 2007), ''Les agents responsables du cancer de l'utérus, mais également d'hyperplasie et autres dysplasies. Ces sales bestioles qui se transmettent par voie vénérienne provoquent un cancer du col de l'utérus -et très souvent de décès, dans le monde entier, et plus particulièrement dans les populations les plus fragiles.''" W.-Hervé Friman ne cache pas sa joie : ''"Ce cancer devrait bientôt être éradiqué de la planète, sinon fortement diminué"'', et de rappeler que l'Administration Bush avait freiné des deux pieds l'agrément AMM de ce vaccin sur son territoire pour cause "d'amoralité"... Vive les frottis, mamo et palpations ! Les autres bonnes nouvelles quant au cancer de madame concernent le très féminin cancer du sein. "On peut aujourd'hui prédire ce cancer.". En effet, dans un contexte d'hérédité forte, un test permet désormais de révéler l'existence d'un risque accru de développer un cancer de type BRCA. Et après ? "Les nord-américains enlèvent les deux seins, ici, en Europe, on a plutôt tendance à tout mettre en place pour un diagnostic le plus précoce possible." W. Hervé Fridman salue ensuite les efforts engagés sur le dépistage en rappelant : qu'"un cancer du sein a près de 100 % de chances d'être guéri si il est pris au stade localisé". Donc, faites-vous dépister, mesdames, d'autant que tout est en place pour nous y aider. Et surtout après 50 ans, car comme le rappelle le Professeur Fridman : "l'incidence du cancer féminin est inversement proportionnel aux visites chez le gynécologues"... A nous donc les frottis, palpation et les mammographies régulièrement ! "On a une main pleine de moyens pour le traiter s'il est dépisté tôt !" assure le Pr Fridman. Et d'énumérer le fait que les seins sont "accessibles", qu'ils ne sont pas des organes vitaux, que la radiothérapie et la chimio sont efficaces, qu'ils sont récepteurs d'hormones, et donc un parfait champs d'application pour cette nouvelle génération de traitements inhibiteurs dits "ciblés", comme le tout récent Herceptine par exemple.
La parité n'a pas que du bon. En particulier quand elle concerne le cancer du poumon. Premier cancer chez l'homme, il pourrait devenir dans les prochaines décennies le plus fréquent chez la femme aussi, dépassant celui du cancer du sein. Explications. Ah, vous fumiez madame... Ce sont les statistiques de l'Assurance Maladie qui ont tiré la sonnette d'alarme : selon une étude publiée en 2004 dans la revue médicale de l'assurance maladie*, l'incidence du cancer du poumon augmente de 5,6 % par an chez la femme depuis 1997 alors qu'il baisse chez les hommes (-0,6 %). Des chiffres qui devraient poursuivre leur progression durant les deux prochaines décennies du fait de la montée du tabagisme féminin depuis la deuxième guerre mondiale.En octobre 2005, Le Pr David Khayat, alors président de l'Inca, annonçait lors de rencontres parlementaires que "le taux de cancer du poumon chez la femme devrait augmenter de 60 % entre les périodes 2000-2004 et 2010-2014. Les plus touchées seront les femmes de 50 à 64 ans." Risque 2 à 3 fois plus élevé Force est de constater aussi que chez les jeunes, les femmes fument autant que les hommes (environ 31 %). Or, l'on sait que 87% des cancers du poumon sont liés au tabac. Mais une autre explication est avancée pour cette progression du nombre de cancer du poumon chez la femme : à tabagisme égal, elle présente un risque 2 à 3 fois plus élevé qu'un homme de développer un cancer du poumon du fait d'une plus grande sensibilité à certains carcinogènes présents dans la fumée de cigarette.
Le Gardisil, pour les ados Annoncé à grand renfort télévisuel, le Gardisil est le premier vaccin contre le papillomavirus, Ce fort bien nommé mais très méchant virus (appelé aussi HPV pour Human Papilloma Virus) est responsable de plus de 70 % des cancers du col de l'utérus. Il est aussi coupable dans 90 % de cas de verrues génitales (condylomes). Autre fait majeur, et pas des moindres, près de la moitié des femmes sont contaminées, un jour ou l'autre, par ce virus au cours de leur vie sexuelle. D'où l'intérêt d'être vaccinées dès l'adolescence, avant les premiers rapports, car le HPV est transmissible par voie sexuelle. Présenté officiellement au congrès EuroGyn 2006, ce vaccin est très efficace car il protège prés de 100 % des femmes vaccinées contre le HPV et évite ainsi la contamination. Le Cevarx pour les femmes ! Mais un autre vaccin contre le HPV, le Cervarix, devrait sortir début 2007 qui a pour intérêt par rapport au Gardasil, de concerner aussi les femmes de 25 à 35 ans et plus. En effet il protègerait contre le risque de contamination, mais aussi de recontamination par le HPV grâce à la présence dans ce futur vaccin d'un adjuvant innovant, l'ASO4, qui renforce son considérablement son pouvoir d'immunisation.
Nous les femmes, on ne sait pas conduire, c'est bien connu... Enfin, c'est ce que disent nos amis les hommes. A les entendre, nous serions même incapables de faire la différence entre un laissez-passer et une voie prioritaire, un feu orange et un feu rouge. Voici un petit florilège de chiffres pour débouter les idées reçues machos. Vroooom ! Idée reçue n°1 : La conduite, c'est un truc de mecs ! C'est faux ! Depuis plus de trente ans, près de la moitié des permis sont délivrés aux femmes. En 2004, 350 014 permis ont été délivrés à des femmes sur un total de 852 693 (502 679 pour les hommes) (Source : DSCR). Deux tiers des femmes sont titulaires du permis de conduire et près d'une voiture sur trois est achetée par une femme en France. Pfff, on estime cependant qu'à près d'un dixième des femmes titulaires d'un permis ne s'en sont pas servis "récemment, ni régulièrement, ni occasionnellement" (Source Insee). Et puis, quand il s'agit de se balader en famille en voiture, l'homme prend le volant dans 76 % des cas. Idée reçue n°2 : C'est la voiture de l'homme qui règne à la maison Ben oui... Notre voiture est souvent la seconde voiture du foyer. Dans l'ordre des priorités, deux couples sur trois achètent celle de monsieur avant celle de madame. Idée reçue n°3 : La femme conduit plutôt peu et sur des petits trajets Effectivement... 7 % des femmes seulement roulent par plaisir, toutes les autres prennent le volant par nécessité. Souvent active, la femme utilise son véhicule personnel pour se rendre à son travail, pour emmener les enfants à l'école, pour faire les courses, pour sortir... Elle parcourt beaucoup moins de kilomètres que l'homme (12 340 km par an pour 13 770 en moyenne pour les hommes, selon Axa). La femme roule plus en ville que l'homme et moins sur les autoroutes (2 149 km par an pour 3 219 pour les hommes, Sofres- 1998). Par contre, plus elles sont jeunes, plus elles roulent : les 25-29 ans ont un record de 15 320 km par an. Mais 45 % avouent quand même que la voiture est un facteur d'autonomie et d'indépendance.
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