La dette de sommeil
On dort mal. Au point qu'un rapport vient d'être remis au ministre de la Santé, Xavier Bertrand sur "le thème du sommeil". Coordonné par le Dr Jean-Pierre Giordanella, directeur de la prévention à la caisse primaire d'Assurance Maladie de Paris, ce rapport montre que les conséquences d'une dette de sommeil sont nombreuses sur le quotidien de chacun.

"''Près de 10 % des Français sont atteints d'insomnie chronique et prennent des médicaments pour dormir''" précise le Dr Giordanella qui ajoute que près de onze millions et demi de personnes en tout souffriraient de troubles du sommeil plus ou moins sévères. "''Ces dettes de sommeil favorisent la prise de poids, la survenue de troubles de l'humeur, une somnolence excessive dans la journée et une augmentation du risque d'accidents''", poursuit-il.

Qui ne dort pas, a faim...
Plusieurs études ont démontré en effet qu'il existe un lien entre troubles du sommeil et obésité. "''Qui dort dîne''" avait remarqué la sagesse populaire. Un dicton confirmé aujourd'hui par la science qui a mis en évidence la sécrétion de leptine durant le sommeil, une hormone qui favorise un sentiment de satiété et coupe la faim. Donc le manque de sommeil ouvre l'appétit et conduit au grignotage et au surpoids.

Des pistes pour mieux dormir

Plus de temps pour dormir Première piste pour un sommeil réparateur : s'accorder plus de temps pour dormir. "''L'organisation actuel du mode de vie perturbe le sommeil du fait d'une accélération des rythmes de vie, d'un coucher parfois plus tardif et d'un lever à la même heure le matin''", explique le Dr Giordanella. Il distingue les petits dormeurs et les gros dormeurs, ceux qui sont du matin et ceux qui sont du soir. "''Les besoins en sommeil sont génétiquement déterminés. A chacun d'évaluer son propre rythme et ses propres besoins en sommeil, et ensuite s'accorder les moyens pour dormir suffisamment''" suggère le Dr Giordanella.

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Bon lit, bon sommeil Autres conseils : se donner les moyens d'une bonne hygiène du sommeil, c'est-à-dire une bonne literie, une chambre aérée, silencieuse, sombre, pas trop chauffée, préservée des intrusions type sonneries, autre personne ou animaux du foyer. Bref, un endroit où l'on puisse se sentir en sécurité pour dormir.Mais si malgré ces mesures, les troubles du sommeil persistent, il ne faut pas hésiter à se faire aider par un professionnel de santé. Selon le diagnostic, des traitements peuvent être proposés comme la mélatonine face à des troubles du sommeil liés au décalage horaire (travail la nuit par exemple) ou encore la luminothérapie , traitement par une lumière haute intensité pendant une heure par jour, face à une dépression hivernale.

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