Des différences inacceptables
La mauvaise santé reproductive et sexuelle affecte majoritairement les femmes et les adolescents. Elle est la deuxième cause de maladie et de mortalité dans les pays en développement, et la neuvième dans les pays industrialisés.
Une des causes principales de cette mauvaise santé est la maltraitance faite aux femmes.
Une violence physique et sexuelle est mentionnée par une femme sur deux ou sur six selon les pays.
Et pourtant... Lors de la conférence du Caire en 1994, la reconnaissance de l'égalité des sexes, l'élimination de toute sorte de violence envers les femmes et le contrôle de leur fertilité figuraient parmi les droits universels...

Tristes chiffres
Les grossesses non désirées et leurs conséquences, dont l'avortement, restent importants et souvent lourds de conséquences sur la santé des femmes. 80 millions de femmes ont une grossesse non désirée chaque année, 45 millions avortent, et pour une trop grande part, ces grossesses sont dues à un acte de violence masculine. 19 millions de femmes ont recours à un avortement dangereux chaque année, 70 000 en meurent...
Enfin, 210 millions de femmes (dont 1/3 de moins de 25 ans) subissent des complications de grossesse et 500 000 meurent avant, pendant ou après l'accouchement.

Arrêter la violence et les inégalités

Exemples en France et au Mali La France a un taux de 7,5 décès maternels sur 100 000 naissances, ce qui correspond à 80 décès par an. Et chaque année, 200 000 avortements sont pratiqués.Autre pays, autre exemple : le Mali. Sur 100 000 naissances, 577 se soldent par le décès de la mère. Et l'avortement est responsable d'un décès maternel sur vingt.

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Légaliser, informer... Légaliser et sécuriser l'avortement apparaît donc comme essentiel, mais il faut cependant garder à l'esprit que la lutte contre le dédain, le mépris et bien sûr la violence envers les femmes reste une priorité. En Inde par exemple, l'avortement est légal depuis longtemps, mais les femmes subissent une telle pression qu'elles continuent à avorter illégalement... Le poids des mentalités, mais également le rôle des politiques, sont incontournables. Surtout lorsque l'on aborde la contraception... Les plannings familiaux doivent également être soutenus. Mieux financés, leur action pourrait prévenir 32 % des décès maternels et 10 % des décès infantiles. Enfin, les inégalités "Nord-Sud" sont indéniables, quand l'on sait les différences de santé qui existent entre ces pays. Il est fondamental que toutes les femmes puissent accéder au pouvoir politique, économique et social, à l'éducation et à l'information. Mais sur ces points, l'OMS s'interroge sur l'engagement international...

En savoir plus sur le site de l'OMS