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Les pucerons : Les pucerons, c’est quoi ?

Les pucerons sont des insectes dont il existe près de 1000 espèces, et ce rien qu’en Europe. Le point commun de tous ces cousins cousines ? Etre une vraie plaie dans le jardin ! Ces minuscules bébêtes, dont les plus grosses font entre 2 et 3 mm ont une aptitude à se multiplier à grande vitesse, à se déplacer facilement, à se nourrir de la sève des plantations et à leur transmettre virus et maladies.

Les pucerons : Comment les reconnaître ?

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La couleur des pucerons et leur taille varie selon les espèces : vert foncé, rose, blanc, gris… Leur corps a une forme de poire pour la plupart et ils portent de longues antennes. Si vous ne les reconnaissez pas par leur forme, vous les repèrerez vite aux dégâts qu’ils causent.Les colonies se développent à l’arrivée du printemps, fin mars début avril. Les pucerons sont un peu les vampires de la végétation, au fur et à mesure qu’ils sucent la sève de vos plantations, les feuilles vont se déformer, se froisser, se recourber sur elles-mêmes, puis jaunir. Il en va de même pour les jeunes branches et les fruits qui ne grandiront pas ou peu, et serons déformés. Comme si cela ne suffisait pas, le puceron laisse derrière lui un miellat qui déclenche le développement de moisissure. Cerise sur le gâteau ? Les fourmis raffolent de ce miellat et en viennent même à protéger les colonies de pucerons pour assurer leur ‘fournisseur’. Un vrai cauchemar.

Les pucerons : Comment éviter que les pucerons ne s’installent ?

Il est plus facile d’éviter l’installation des pucerons que de les chasser une fois la colonie présente. Pour cela, il faut veiller à plusieurs choses. Faites un traitement préventif dès l’arrivée du printemps, lorsque les premiers bourgeons s’ouvrent et qu’il fait plus de 10° en moyenne, en pulvérisant des huiles blanches, comme de la paraffine par exemple, diluées dans de l’eau (à 1%) pour éradiquer tous les œufs et jeunes pucerons. Faite un deuxième round de traitement, avant l’arrivée des fleurs, avec des insecticides naturels (extraits de plantes comme le pyrèthre) qui élimineront les pucerons plus âgés et donc plus résistants.Gardez les fourmis à distance car elles feront tout pour favoriser le développement de la colonie : colliers anti-fourmis, ou barrages englués, vous trouverez tout un éventail de solution. Préférez les alternatives qui ne demandent pas l’utilisation de produits chimiques. Pensez aux végétaux environnants : en diversifiant les plantations du jardin (fleurs, haies, arbustes…) vous favorisez la présence des insectes qui éliminent naturellement les pucerons comme les coccinelles, les larves de syrphes, les chrysopes… N’oubliez pas non plus les plantes qui repoussent naturellement les pucerons : plantez de la menthe, de l’absinthe ou encore du thym. Pour pouvez aussi pulvériser du purin pour tenir les pucerons à distance, avant l’éclosion des fleurs. Une fois les colonies installées, évitez les traitements lourds systématiques : les insecticides ne sont pas sélectifs et élimineraient tous les insectes auxiliaires en même temps que les pucerons. C’est pourquoi on vous conseille de traiter avant la floraison, pour éviter tout chamboulement naturel. Si vraiment les colonies sont installées, gardez cette solution pour les arbres jeunes et fragiles qui auraient du mal à supporter une attaque de pucerons. Dans tous les cas, préférez pulvériser des insecticides naturels (purin, insecticides végétaux). Vous pouvez même vous procurer des larves de coccinelles dans le commerce, ce sont de redoutables prédateurs contre les pucerons.

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Publié par Elodie Barakat, journaliste santé le Lundi 20 Juin 2011 : 16h33