Longtemps, on aura gardé au fond des yeux les étincelles d'un feu d'artifice estival. L'image, inoubliable, de la belle sud-africaine au bras du prince, lors du dernier gala de la Croix-Rouge. Depuis, tout laissait présumer d'une sorte d'été indien entre Albert et Charlene. Du prolongement des beaux jours jusqu'à l'annonce espérée, cinquante ans jour pour jour après celui de Grace et Rainier, d'un grand mariage. Or, il faut bien avouer que ce scénario, idéal, a été fortement contrarié ces temps derniers. Depuis deux mois en effet, plus de nouvelle de Miss Wittstock, pas le moindre entre-filet, pas la plus petite apparition officielle. Après un week-end en Principauté, le 27 août dernier, pour une compétition de jet-ski, la jeune femme s'est littéralement volatilisée. La presse sud-africaine s'est bien fait l'écho du nom de son nouveau coach, un yougoslave du nom de Branny Ivkovic et du départ de la nageuse de Durban pour le Zululand où elle s'entraînerait à la piscine du Grantleigh College de Richards Bay ! Ce qui laisserait supposer que Charlene mise davantage sur sa carrière sportive que sur son idylle avec Albert. Ou bien aurait-elle mal pris cette série de photographie du prince en charmante compagnie et qu'elle découvre dans un kiosque de l'aéroport de Nice à la fin du mois de septembre ? Questionné sur l'avenir de sa fille, Michael Wittstock lâche ce commentaire sibyllin : "s'il doit arriver quelque chose d'important, Charlene me préviendra".

De son côté, imperturbable, le prince Albert poursuit, solitaire, une rentrée studieuse, peaufinant la liste de ses conseillers et de son gouvernement, partant en voyage d'Etat en Tunisie, à Vienne ou Bucarest. Vie publique... vie privée. Les chroniqueurs en sont aujourd'hui à peser et soupeser la valeur d'un non-événement. Que cache l'absence de la belle Charlene ? La rupture est-elle définitivement consommée ou bien faut-il s'attendre à son retour en force lors de la prochaine Fête Nationale du 19 novembre prochain ?

La question mérite débat

La question mérite débat, même si le prince, qu'elle exaspère, l'a esquivée brutalement en déclarant récemment à la presse américaine : "Je n'ai pas plus de projet dans l'immédiat que dans un futur lointain". Propos déconcertants, pour le moins. Car personne n'aurait l'idée de l'interroger sur ses intentions s'il n'avait, de sa propre initiative, mis en scène, de manière ouverte et concertée, cette relation sentimentale. Depuis près d'un an, le souverain a en effet hissé Charlene au rang de prétendante crédible. Et au jeu du question-réponse, il a souvent éludé, mais n'a jamais démenti entretenir une histoire sérieuse avec elle. C'est en février de l'année dernière que l'on découvre le visage de cette blonde sportive, naturelle et glamour. Albert s'affiche à ses côtés aux Jeux Olympiques de Turin.

Le penchant du prince pour les jeunes femmes saines et athlétiques n'est pas vraiment un scoop, mais l'on apprend alors que cette liaison dure en réalité depuis quelques années déjà. L'aventure s'emballe et prend des proportions qui échappent aux deux principaux acteurs. Après une partie de cache-cache avec la presse, une escapade aux Maldives, et quelques week-end secrets, la jeune femme revient à la "une" des magazines au mois de mai lors du Grand Prix Automobile. Au dîner de gala, les grands bijoutiers font les yeux doux à Cendrillon. La tension est à son comble, d'autant qu'Albert vient de régler ses dettes avec le passé en reconnaissant sa fille Jazmin Grace.

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Le tapis rouge est déroulé devant Charlene. Les choses vont suffisamment loin pour que l'on évoque une rencontre entre la future princesse et l'archevêque de Monaco et qu'on lui prête les conseils d'une dame d'honneur, Mme Gallico. Caroline et Stéphanie font à cette époque sa connaissance et Charlene est reçue à Roc Agel, la résidence d'été de la famille. Au fil des mois, chacun observe son irrésistible ascension, son entrée dans une "haute société" dont elle découvre, ingénue, les mœurs, sa spontanéité de plus en plus convaincante au fil des apparitions, son naturel désarmant ayant raison de toutes les réticences. Admise enfin dans l'enceinte du palais, comme membre à part entière des Grimaldi, lors d'un concert de musique classique, sa victoire paraît assurée. A la veille du grand bal, Charlene se lit alors à "livre ouvert". Le plus petit de ses gestes trahit son émotion, l'étendue de son bonheur, et sa folle espérance. De retour dans son pays, elle glisse, en aparté, "être totalement amoureuse d'Albert", mais avoue ne rien pouvoir révéler de l'éventualité d'un mariage royal.
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