Point de Vue Un mois après la naissance de Luisa, comment vous sentez-vous ?
Clotilde de Savoie Profondément heureuse. Une naissance est un moment magique. Un sourire de Luisa me bouleverse, me renverse et me procure une énergie incroyable. Depuis le 16 août, je suis sur un petit nuage dont je ne parviens pas à descendre.

Avoir un deuxième enfant, est-ce un bouleversement aussi important que le premier ?
C'est fantastique. Je suis assise sur le canapé, un bras autour de Luisa, l'autre autour de Vittoria, mes deux mains rassemblent ces deux petits cœurs. C'est un sentiment incroyable. Je crois que je suis faite pour être maman. Notre famille a pris forme de manière très naturelle, être quatre nous convient totalement. Je n'attends qu'une chose: avoir un troisième enfant, puis un quatrième...

La fin de votre grossesse a été perturbée par l'arrestation de votre beau-père. Comment avez-vous fait face ?
J'étais déjà à Paris, en pleine préparation du spectacle. On fait face en se disant que la vie doit continuer, à travers justement les enfants, le travail. Le bonheur n'est jamais sans aspérités, et ce qui ne tue pas rend plus fort.

Etre enceinte à ce moment-là, était-ce finalement une fragilité ou une force ? C'était, un point c'est tout. Je me devais encore plus de tenir le coup. Quand on a déjà un enfant, un autre en préparation, on sait très bien que les enfants ont besoin de calme et d'attention et donc on fait ce qu'il faut pour leur en procurer. Pour toutes les épreuves de la vie, j'ai cette philosophie de faire face à l'adversité.

Parlez-nous de Luisa. Quel genre de bébé est-elle ? Elle a déjà un caractère bien affirmé. Elle a tout de suite pris sa place dans notre famille, et elle sait très bien rappeler sa présence si on a tendance à l'oublier un peu. C'est une petite maligne, très éveillée, qui communique déjà beaucoup. Hier soir quand je suis rentrée du théâtre, je me suis penchée sur le berceau, elle dormait. Mais elle m'a tout de suite souri dans son sommeil. J'ai trouvé cet échange magique, tellement doux, quelques heures avant qu'elle ne se réveille pour que je l'allaite.

Comment Vittoria a-t-elle réagi à l'arrivée de sa petite sœur ? Comme tous les enfants. On m'avait prévenue, et donc je ne me suis pas inquiétée de la voir un peu angoissée. Avec l'arrivée d'un deuxième, l'aîné se pose des questions, se demande si ses parents ne vont pas l'abandonner. Elle a manifesté tout cela, mais elle est aussi très contente et pleine d'attentions pour sa petite sœur. Dès qu'elle pleure, elle se précipite pour lui donner toutes ses tétines. L'important, c'est de savoir lui consacrer du temps, de savoir se partager. Mais cela aussi se fait naturellement.

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Luisa n'a qu'un mois. Vous remontez sur scène dans une semaine dans "Le Chanteur de Mexico". Comment réussissez-vous à concilier votre vie de mère et d'actrice ? Comme toutes les femmes du monde, qui parviennent à mener de front leur vie de femme, de mère et leur activité professionnelle. Quand on a vraiment le désir de continuer son métier, on développe un don pour décupler son énergie. Et je suis extrêmement bien organisée : j'habite tout près du théâtre du Châtelet, mon emploi du temps est minuté et pour l'instant cela fonctionne à merveille. Je suis heureuse de partir faire mon métier, je suis encore plus heureuse de retrouver mes filles et je suis amoureuse de mon mari. Ce sont des "cases" qui sont si naturelles que l'énergie pour les remplir s'impose d'elle-même. Et puis, j'ai la chance de travailler avec des gens qui font tout pour m'aider. Préparer ce spectacle est un tel bonheur ! Répéter dans des décors somptueux, avec des chanteurs lyriques, avoir l'opportunité de travailler avec un metteur en scène espagnol de grand talent, qui était directeur de l'Opéra de Madrid : tout cela vous porte. J'ai emmené Vittoria à certaines répétitions, elle était fascinée. Elle n'arrêtait pas de répéter : "Maman, c'est moi qui chante. - Non ma chérie, ici on travaille. - Oui mais maman, moi aussi je veux chanter".

Son nouveau bonheur

"Le Chanteur de Mexico" opérette de Francis Lopez, théâtre du Châtelet, de septembre à novembre 2006, puis en juin et juillet 2007.

Le site du théâtre du Chatelet

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