Pas de dîner de gala ou de grand bal pour ce mariage célébré dans la plus stricte intimité. Pourtant, le coup de foudre entre Nicolas et Carla a bouleversé l'histoire de la République. Et offrir à la France, la plus glamour des Premières Dames.

Le mariage de deux Parisiens
François Lebel, simple édile du VIIIème arrondissement, n'en revient toujours pas. Encore tout à son étonnement d'avoir été, à son corps défendant, le principal protagoniste d'un mariage historique à l'Elysée. Le "grand officiant" de l'union la plus médiatique, la plus people, de ce début de siècle. "''J'ai marié deux électeurs du 8ème arrondissement qui habitent 55 faubourg Saint Honoré, ''confie-t-il avec humour à l'issue de la cérémonie. ''Ils se sont dit oui nettement. Ils étaient émus et heureux. Je l'étais tout autant qu'eux.''"
 

Oui, je le veux !

Onze heures, en ce samedi 2 février. Dans le "salon vert", au premier étage, contigu au bureau du chef de l'Etat, l'événement que le monde entier attendait vient d'avoir lieu mettant fin au suspens et aux rumeurs effrénées. Nicolas et Carla viennent de se marier en catimini, en présence d'une vingtaine de proches et d'amis seulement. Les parents sont là, au premier rang desquelles les inévitables mamans, "Dadu" et Marisa. Mais aussi le brésilien Maurizio Remmert, le père biologique de Carla, accompagné de son épouse Marcia de Luca. Il y a aussi Valeria, la sœur de Carla, Guillaume Sarkozy, le frère aîné du président, l'acteur Vincent Perez et le jeune chanteur Julien Civange. Des invités triés sur le volet.

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Un moment d'intimité et de grande affectionLes absents, du couple Balkany à Didier Barbelivien, étaient tout de même dans la confidence. Tous empruntent la "grille du coq", une porte dérobée du palais, afin de n'éveiller aucun soupçon. Jusqu'au dernier moment, Nicolas Sarkozy, encore dans la fièvre d'une cellule sur la crise tchadienne, a assuré son job de président. La consigne est stricte. Pas de photographes pour immortaliser la scène. Un décorum a minima. Aucune confidence à la presse. Jusqu'après l'échange des consentements, David Martinon, avec aplomb, se refuse à tout commentaire ! "''Cela a duré une vingtaine de minutes, comme d'habitude, poursuit François Lebel. La mariée était en blanc, ravissante, mais le marié n'était pas mal du tout en costume-cravate. C'était un moment d'intimité familiale pour les jeunes mariés et visiblement de grande affection entre les époux.''"

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