Lundi 17 septembre. 19 heures. 30, avenue Montaigne. 60 jours exactement après le coup d'envoi, donné par Bernard Arnault, d'une soirée apothéose pour clore l'année anniversaire des 60 ans de Dior, le moment est arrivé.

Files de voitures lustrées d'où sortent des sylphides en robes de sirène. Bitume tapissé de gris ( la couleur de Dior ) et ballet de parapluies noirs. Brigade de sécurité boys aux costards impec, leur scoubidou scotché à l'oreille. Macadam serti de barrières, éclats de flash et badauds béats sous la bruine, tout est en place pour ce dont on parlait déjà comme l'événement parisien de la rentrée mais personne n'imagine encore à quel point. Car il y en a eu des soirées, il y en a eu des dîners dont on se souvient encore.

La Maison Dior n'est pas de reste d'ailleurs, qui a payé son tribut au "concours" de fêtes réussies. Ni Bernard Arnault en personne avec le mariage, fastueux, de sa fille unique, Delphine, à Yquem, en 2005. D'abord ce soir, ils ne sont que 270 privilégiés à avoir reçu le fameux carton d'invitation. Qui leur permettra, avant un dîner (exquis) élaboré par Michel Guérard et servi, à l'étage, dans les salons de la couture "habillés" pour la circonstance, de découvrir, en avant-première et en dégustant du Dom Perignon, le New Look de la boutique mythique orchestré par Peter Marino, la star des architectes décorateurs. 1200 m2 métamorphosés en appartement luxueux ponctué d'œuvres uniques, commandes spéciales à des artistes d'exception, entre le "bar à sacs" et le "salon des souliers". Ensuite ? Il y a les stars, icônes incarnées du rêve, en robes extrêmes de John Galliano qui passent la porte d'entrée en même temps que le Gotha du Tout Paris. Tous se retrouvent dans les frémissements d'un halo flatteur, sous la rotonde de sept mètres de haut, accueillis par le visionnaire maître des lieux, sa femme Hélène Arnault, rayonnante, et Sydney Toledano, le président de la griffe toujours porté par le regard de velours de sa voluptueuse épouse.

Il y a aussi la très gracieuse _ et très modeste _ Delphine Arnault Gancia qui a pourtant tellement œuvré pour la réussite de cette soirée. Et les stars, donc. Sharon Stone en tête qui fera une entrée magistrale dans une robe sublime de John Galliano et qui se changera en seconde partie de soirée pour une non moins sublime "combinaison" après avoir coupé le ruban pour inaugurer la boutique. Elton John aussi, heureux luron qui en profitera pour faire un shopping express mais intense _2 montres tapissées de diamants, 2 sacs Samouraï, 24 verres Muguets _ avec son amie Doris Bruynner, Mrs Art de Vivre chez Dior. Et qui chantera en fin de soirée rien que pour nous, un grand moment, avant de s'envoler dans la nuit pour Moscou où il donne un concert le lendemain. Mais ils ne sont pas les seuls à être célèbres.

Personnalités de la finance et des médias, de l'édition, de l'industrie, du monde des arts, de la mode et de la politique, ils sont tous là. Du moins le croit-on.

Quand vers 20h 45, heure prévue au programme du déroulement de la soirée, minuté par les grandes prêtresses des fêtes parfaites Françoise Dumas et Anne Roustang, c'est au tour du Premier ministre lui même de faire son entrée accompagné de sa femme, elle aussi habillée en Dior. Suivis ou précédés, on ne sait plus tant les surprises se succèdent, de Rachida Dati, la Garde des Sceaux (en noir scintillant et en Dior itou), Brice Horteufeux et sa femme, ravissante, en Dior of course, ( le ministre disparaîtra avant le dîner, et pour cause, le lendemain il présente à l'assemblée son projet de loi sur l'immigration et le test ADN...). Quelques ex aussi qui n'ont pas dit leur dernier mot comme Hubert Védrine et Renaud Donnedieu de Vabres.

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Et le président de l'UMP à l'Assemblé nationale (?) Jean François Coppé qui dînera à la table d'Hélène Arnault, placé entre Juliette Binoche et Christine Ockrent, face au Baron Seillière. Et voilà Patrick Bruel, Gad Elmaeh, Arthur avec Estelle qui rejoindront eux, à la table de Delphine Arnault car les questions de sitting aussi sont la clé d'une fête sans couacs. Sans oublier, retour aux "officiels", Bernard Delanoé passé en début de soirée. Et Bernadette Chirac, en reine mère de la République, toujours très digne et très Dior -c'est elle qui avait rendu si célèbre le fameux sac Miss Dior en l'offrant à Diana- qui assistera au concert derrière ses lunettes fumées aux côtés de Fillon (il adore Elton John selon les dires de son directeur de cabinet, mon voisin de table). Ne manquait que Nicolas (et Cécilia) Sarkozy, lequel aurait téléphoné à son ami Bernard Arnault (et témoin à son mariage) en début de soirée. Mais il était bien là.

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Car s'il s'agissait ce soir là de fêter les 60 ans de Dior, il était aussi, évidemment, question du New Look de la France. Celle dont le président rêve. Celle où le succès et l'argent règnent. Celle que Bernard Arnault, première fortune de notre pays et 7ème mondiale, roi du luxe dont le nom rayonne à l'étranger (Dior est la marque la plus connue au monde !) incarne à plus d'un titre. En un mot, la France monarchic !

Personnalités de la finance et des médias...

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