Dans la vie des femmes, des filles et des mères et des grand-mères, des tantes, des cousines, des voisines et des copines aussi, il y a des silences, des regards, des impatiences et des étreintes, des gestes futiles, des paroles inutiles et des serments éternels. Tout ça, c'est les femmes, les femmes que nous sommes. Et comme les voie Pedro...

Femmes, je vous ai comprises

Il n'y a que lui pour pénétrer avec autant de délicatesse l'univers des femmes et saisir avec autant de finesse tous les méandres de nos relations, de nos émotions et même de nos complexions... Vous avez vu comme la beauté stupéfiante de Penélope, les rondeurs édifiantes toutes felliniennes de sa copine pute dominicaine, la joliesse émouvante de Sole, la sœur...

Et puis Irene, la mère. Cette incroyable Carmen Maura qu'il a su mener jusqu'au bout de la vieillesse et de la tendresse. Et Agustina, androgyne orpheline et câline... Il n'y a que Pedro Almodovar pour cela.

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Volver est comme l'aboutissement d'une longue série de films hommages aux femmes. Il y a eu Femmes au bord de la crise de nerfs (entre copines, avec Carmen Maura, bien sûr), La fleur de mon secret (entre homme et femme avec Marisa Peredes), Tout sur ma mère (entre mère et fils, avec Penélope Cruz bien sûr et puis Cecilia Roth), Talons aiguilles (entre mère et fille, avec Victoria Abril et Marisa Peredes). Des histoires de femmes qui s'entremêlent, qui s'entrechoquent et qui s'entraident sans cesse sur fond d'éclats de rire et d'éclats de crises. Mais dans les films d'Almodovar, comme dans la vie des femmes, des filles et des mères et des grand-mères, des tantes, des cousines, des voisines et des copines aussi, il y a des silences, des regards, des impatiences et des étreintes, des gestes futiles, des paroles inutiles et des serments éternels. Tout ça, c'est les femmes, les femmes qu'il aime et que nous sommes. Pedro signe Volver (revenir). Il revient une fois de plus dans cet univers de femmes qui lui est si cher et si intime, entre un shampoing et une tortilla, un enterrement et puis un crime. Ah non, pas un mais deux crimes. Mais quelle importance au fond, quand les femmes s'aiment, les crimes sont une affaire discrète qui se règle entre elles. Pedro nous a comprises... "Ah, si Paulita pouvait nous voir réunies toutes les quatre, comme elle serait heureuse !"

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