Il y a des photos qui en rappellent d'autres. Un quart de siècle plus tard, les papparazzi traquent encore le prince et sa - presque - fiancée. Aujourd'hui, ce ne sont plus Charles et Diana, mais William et Kate, surpris devant les grilles de leur appartement de Chelsea. La tension monte. Désormais tout le monde veut croire à des fiançailles prochaines. Et cette fois Woolworths n'entend pas être prise de court. Un porte-parole de la chaîne de grands magasins précise : "''Nous sommes si confiants qu'ils vont bientôt se fiancer et se marier dans un proche avenir qu'une gamme de plus de 20 produits sont d'ores et déjà au stade de projets.''" Outre-Manche, la tradition exige que lorsqu'un membre de la Famille royale convole, l'heureux événement se décline en une panoplie d'ustensiles et de gadgets. C'est un peu la façon pour le peuple britannique d'accepter l'irruption d'un nouvel acteur dans l'interminable feuilleton Windsor. En 1981, peu de temps avant les noces de Charles et Diana, celle-ci avait confié ses inquiétudes de dernière minute à sa soeur, laquelle lui aurait rétorqué : "''Pas de chance, ta tête est déjà sur les serviettes à thé !''" Un quart de siècle plus tard, bien qu'aucune annonce officielle n'ait encore été faite, il semble bien que "''la tête de Kate''" soit d'ores et déjà imprimée sur les serviettes à thé...

Un parcours sans faute

"''Savent-ils quelque chose que nous ignorons ?''" questionne rageusement le Daily Telegraph face à cette offensive commerciale. Sans doute pas. Beaucoup de commentateurs royaux s'étonnent d'ailleurs un peu de la précipitation de Woolworths, à l'image de Richard Kay, le journaliste le plus proche de Diana : "''La vérité c'est que personne en dehors de William et Kate savent réellement ce qu'il en est. Je trouve cela très prématuré et très irrespectueux.''" Néanmoins, même si William continue de répéter qu'il ne se mariera pas avant 28 ou même 30 ans, on hésite de plus en plus à le croire. Les bookmakers eux-mêmes acceptent désormais les paris à 5 contre 1 sur des fiançailles avant la fin de l'année. Ils refusent seulement de se prononcer sur une date précise.

Reconnaissons que, depuis cinq ans qu'elle est entrée dans la vie de l'héritier en second du trône, Kate Middleton a réussi un sans-faute. Sportive, enjouée, bien dans sa peau et les pieds sur terre. L'anti-Diana en quelque sorte. Il y a quelque chose de Harry Potter dans cette jeune femme issue de la "middle-class". En entrant à l'université écossaise de Saint Andrew, pour y étudier l'histoire de l'art, le merveilleux a fait irruption dans son existence. Sans vraiment l'avoir cherché, elle a su séduire le petit-fils de la reine, l'empêcher d'abandonner ses études dès la fin de son deuxième semestre. Elle a ensuite partagé un appartement avec lui et deux autres étudiants colocataires. Et peu à peu, l'amitié a cédé le pas à un sentiment plus tendre.

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Au fil du temps, Kate a pris de plus en plus sa place parmi les Windsor, invitée à Balmoral et à Sandringham, admise dans les appartements princiers de Clarence House, flanquée d'une escouade de sécurité comme un "royal" à part entière. Elle ne peut pas indéfiniment rester dans cette situation inconfortable de "princess in waiting", de "princesse en attente", sans être fixée sur son avenir.
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