Cette année, finaudes, on s'était dit qu'on ne rentrerait pas avec le reste du troupeau. Pas question de reprendre le chemin du bureau le lundi matin, trop déprimant. Un petit RTT plus tard, nous voici donc à l'aube du mardi 3 janvier...

8 h 27 : C'est la rentrée. La mienne certes mais -pas de chance, celle de l'éducation nationale aussi. Résultat : en plus de ma préparation, je dois gérer les quelques détails techniques du côté des enfants (anorak perdu, céréales renversées, etc.). Une fois la marmaille casée à l'école, en route vers le bureau. Les trois quarts de la ville ont pensé comme moi rentrer tranquilles un jour plus tard, ils sont tous sur mon chemin.
Le policier du carrefour me souhaite la bonne année.

9 h 12 : Après un pseudo nervous break-down pour essayer de caler ma fidèle Polo entre deux camions de livraison, j'arrive au boulot, passablement déconfite. "T'as l'air fatiguée..." Oui, on rentre de vacances et non, on n'est pas reposée.
L'hôtesse d'accueil me souhaite la bonne année.

9 h 46 : Une tournée de café et deux récits de vacances plus tard, me voici donc derrière mon bureau, avec l'impression de ne pas l'avoir quitté. Ouverture des courriels : 1256 nouveaux messages. Bonne année, Meilleurs vœux, Bonne santé gna-gna-gna. Le dégraissage de la boite de réception prendra deux bonnes heures. Pour les réponses, on verra plus tard.
Un vague collègue me souhaite la bonne année.

11 h 53 : Malgré les trois livres de foie gras et le deux douzaines d'huîtres ingurgitées ces derniers jours, une petite faim se fait sentir. Mais où peut on manger un mardi 3 janvier ? A l'italien du coin ? En vacances. Le japonais aussi, reste le chinois "un-peu-gras" et la brasserie avec sa spécialité de ravioles au foie gras. Bof. Tout cela va se finir par un sandwich devant son écran, de toute façon les autres ont du boulot. Le vendeur de sandwichs avec ses moufles me souhaite la bonne année.

aihi, aiho...on y retourne.

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15 h 17 : Trèves de plaisanteries, cette fois ci il faut s'y mettre. Je décroche mon téléphone dans un élan de bravoure. Après plusieurs tentatives infructueuses, il faut se rendre à l'évidence : personne ne travaille un 3 janvier. Les téléphones sonnent dans le vide, les courriels restent sans réponse... De quoi décourager mes bonnes résolutions. Un petit café ? Le sapin clignotant de la cafet' me souhaite la bonne année.

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16 h 42 : C'est pas tout ça, il reste encore les enfants à récupérer, le frigo à remplir, les machines à faire tourner et trois kilos à perdre. Je m'éclipse donc, vaguement lestée de mauvaise conscience. Ma collègue me fusille de regard. Pour dédramatiser, je lui souhaite la bonne année.
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