Nous y voilà, c'est le 14 février. Une date (maudite) car un soit disant multiple de 2. De 2 mais aussi de 4. Oui, 4 comme 1+1+1+1 copines esseulées, lâchement abandonnées en cette fête des amoureux. Les 4, ce soir, ce sont mes copines... et moi.
Ah, mes copines !

Nous y voilà, c'est le 14 février. Une date (maudite) car un soit disant multiple de 2. De 2 mais aussi de 4. Oui, 4 comme 1+1+1+1 copines esseulées, lâchement abandonnées en cette fête des amoureux. Les 4, ce soir, ce sont mes copines... et moi. Ah, mes copines ! Gentilles, mais elles n'iront pas braver le vent et le froid dans la file d'attente qui s'est formée devant le fleuriste, pour me rapporter un joli bouquet tout rose. Elles ne me conteront pas non plus fleurette autour de bougies. Mais au moins elles, elles seront là. Présentes comme toujours, fidèles au poste et à l'écoute.

Faute de mieux donc, ce soir on se fait une petite virée entre filles. Le mot d'ordre est "No limit", ni sur le restau, ni sur ce qui suivra. Il n'avait qu'à être là. Il a préféré faire des heures sup'. La décision ne s'est pas tout à fait prise en ces termes, mais bon. La mauvaise foi est autorisée pour les délaissées de la Saint-Valentin... Le rendez-vous est donc pris dans un restaurant branchouille, à 21 heures.

Les Valentines

Un petit coup de fil vite fait bien fait au chéri. Le message subliminal est "tu vois, je m'amuse quand même sans toi". Et hop, c'est parti. Mon cœur est un peu serré, mais ça c'est perso. Il n'est pas au courant. Les filles, elles, ne s'y trompent pas. Regards compréhensifs, sous entendus et un poil tendus.

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Je suis la première arrivée. Un bref coup d'œil autour me fait réaliser que oui, c'est bien la Saint-Valentin. Tous les couples se sont donnés rendez-vous ici. On aurait du rester à la maison... Ne nous laissons pas démonter par ces nanas toutes sourires, l'homme et son bouquet à la main. Ah, elles arrivent. Le gentil serveur qui pourtant semblait appartenir au clan des "compatissants", finit par nous placer dans un coin isolé. Par la fenêtre, je distingue clairement des poubelles entassées.

Bon, on ne va pas se laisser démonter, hein les filles ?

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Et après ? Ben quoi et après. Eh bien, finalement, on est plutôt bien dans notre petit coin, entre nous, avec notre bouteille de MonteSierra. On jacasse, on papote, on médit (rien qu'un peu) sur cette fête "tellement" commerciale. On piaille, on rigole, on médite (rien qu'un peu) et on ne danse pas. Ils accaparent la piste...

On se donne rendez-vous... dans un an ?