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La romancière d'origine hongroise s'est éteinte mardi à l'âge de 75 ans, dans sa résidence de Neufchâtel, en Suisse, où elle s'était retirée depuis quelques années. Bertrand Visage, son éditeur chez Seuil, a rendu hommage à son écriture et son oeuvre qui en font une "petite soeur de Kafka". Avec des romans traduits dans plus de trente pays et un Prix Schiller obtenu en 2005, Agota Kristof aurait pu devenir une figure ultra-médiatique, mais, fille d'ouvrier, elle a toujours préféré la discrétion et un isolement salvateur. Elle quitte la Hongrie en 1956, lorsque l'armée soviétique met violemment terme à la révolution des Conseils ouvriers. Elle est alors une jeune femme, et s'installe en Suisse avec son mari et sa petite fille. De cet arrachement naîtront quelques uns de ses poèmes. Elle se tourne ensuite vers le théâtre, puis vers le roman, avec notamment sa trilogie couronnée de succès: Le Grand Cahier (1986), La Preuve (1988) et Le Troisième Mensonge (1991).

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