Comme on pouvait s'y attendre, le deuxième volet du film tiré du livre Harry Potter et les reliques de la mort, Harry Potter 7 - partie 2 vient de battre un nouveau record : celui du film qui a atteint le plus rapidement les 600 millions de dollars de recettes dans le monde.

Il est à présent quasiment sûr que cette dernière adaptation de la série sera la première à rapporter plus d'un milliard de recettes. Effectuons un rapide calcul : si on additionne les recettes des autres films, les nombreux produits dérivés et bien sûr celles des plus de 400 millions de livres vendus, il y a de quoi facilement sauver la Grèce et l'euro. Etonnant que nul n'ait songé à appeler Harry au chevet de l'Europe. A défaut, Harry vole au secours des vacanciers prisonniers des déluges météorologiques et de tous ceux qui veulent s'évader au royaume de Poudlard.

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Quatorze ans que ce petit magicien, qui doit batailler pour exister et accomplir sa destinée, continue de faire des ravages auprès des petits et des grands partout dans le monde. Comment et pourquoi ce petit binoclard déclenche-t-il une telle hystérie chez ses fans ? Même la mode des nouveaux vampires n'a pas eu raison de lui. Le récit est-il flamboyant ? Le monde magique particulièrement novateur ? Le style magnifique ? Pas vraiment. Si nul ne conteste à J. K. Rowling un exceptionnel talent de conteuse, nul ne songe à lui délivrer le prix Nobel de littérature. Non, la magie du succès d'Harry Potter repose sur le fait qu'il incarne une nouvelle race de héros positif : celui qui a l'air quelconque, mais qui dispose de pouvoirs secrets. Pour autant ces pouvoirs ne le rendent pas comme Superman superpuissant et maître du monde. Ces pouvoirs sont une ruse, une échappée, pas une grossière sur-humanité. Harry Potter incarne le parfait objet de transfert pour les parents qui se prennent pour des enfants et les enfants qui jouent aux adultes. Transgénérationnel et éternel Harry Potter grandit, mais ne vieillit pas. Il devient la pierre angulaire d'une nouvelle sorte d'universalité, plus forte que Coca Cola, Nivéa et MacDo réunis, puisqu'il parle de trans-humanité. C'est pourquoi, même si le dernier opus annonce le sacrifice ultime, il est déjà écrit qu'Harry Potter ne mourra pas. D'ailleurs J.K. Rowling l'a presque annoncé à Londres, le 7 Juillet dernier, lors de la projection du film : "'Harry est mon bébé. Si je veux encore jouer avec lui, je le ferai...". Bientôt un huitième tome à l'horizon?

Pour aller plus loin

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>Lire notre article sur les raisons du succès d'Harry Potter

>Visionner la bande-annonce du film: Harry Potter, les reliques de la mort, 2 ème partie

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