Depuis la rentrée, tout est plus cher
Un petit tour chez le fruitier, un arrêt chez le boulanger, un détour par le traiteur... Et partout, la même désagréable impression: depuis la rentrée, tout est plus cher.
L'Insee est d'accord avec nous, elle confirme : au mois d'août, le prix du pain a augmenté de 1,1 %, le lait et la crème de 0,5 %, les yaourts et desserts lactés de 0,4 %, les œufs de 1,6 %...
D'accord, il a trop plu au printemps aux Etats-Unis, et pas assez cet été en Australie, ce qui a fait flamber le prix du blé : + 22 % en août, suivis de nouveaux records encore en septembre. Et la plupart des matières premières suivent le même chemin.
En un an, le prix du lait, par exemple a quasiment doublé. Et cela se répercute sur notre Caddie®.

Ch. Lagarde a dit...
Pourtant le blé compte pour moins de 5 % dans le prix de la baguette ! Pas de quoi augmenter celle-ci de cinq centimes, comme la plupart des boulangers à la rentrée, a fait remarquer notre ministre de l'économie, Christine Lagarde. Sauf si l'on ajoute la hausse des salaires, la hausse des loyers des boutiques, de l'énergie...
Mais la vie est-elle pour autant vraiment plus chère ? Pour l'Insee, l'inflation sur un an, à fin août, était très très sage : seulement 1,2 %.

Ecrans plat ou baguette ?

Bouquinons donc ! Car, à côté de l'alimentation, qui représente seulement 15 % du budget des Français, d'autres postes augmentent moins ou voient même leurs prix baisser : les articles à base de papier ont perdu 2,1 % en août, les livres 0,6 % (une bonne nouvelle pour la rentrée scolaire), les plantes et les fleurs 3,9 %. Une chance pour ceux qui préfèrent décorer leur intérieur et bouquiner plutôt que de se cuisiner des petits plats !

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Loyers, électricité, essence... Mais nous les Français, sommes bien sûr plus sensibles aux tarifs qui nous touchent au quotidien : le loyer, l'électricité (qui a augmenté de 0,6 % au 1er août), les produits alimentaires, l'essence, qui grimpe à nouveau à la pompe avec la nouvelle flambée du pétrole. Que les écrans plats soient de plus en plus abordables nous console seulement un tout petit peu. D'autant que notre pouvoir d'achat, lui, fait du surplace: il a progressé seulement de 0,8 % entre juin 2006 et juin 2007, selon les calculs de l'INC (Institut national de la consommation).
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