22 heures 30, nous voici devant l'hôtel Raphaël, avenue Kléber, Paris. Le Raphaël n'est pas le plus connu des palaces parisiens, mais il est le plus confidentiel et certainement l'un des plus romantiques.
Le chasseur ouvre la porte, irréprochable et souriant, il semble nous connaître depuis toujours. Direction la réception et le chef concierge. Il est l'hôte de ces lieux, absolue discrétion, efficacité redoutable. Il détient les "clefs d'or" qui ouvrent toutes les portes et plus encore. Un Libé avant la diffusion, des pêches de vigne en plein décembre, une place de concert du jour au lendemain.

22 heures 45, nous voici devant la suite Mélodie après avoir traversé la longue et large galerie décorée en "noyer de France" ornée d'un immense tableau attribué à Turner.
Il y a du monde au bar. Gainsbourg y finissait ses nuits, comme Hemingway au Ritz. Pourtant, pas de bruit, tout semble feutré. L'épaisseur des tapis et de la moquette sans doute.
La porte de notre suite s'ouvre sur un somptueux petit salon meublé "d'époque" (un artiste - ébéniste travaille à demeure pour restaurer tous les meubles), les murs revêtus de papier peints (à la main et tout récemment par de jeunes artistes). Dommage, je n'ai pas de vaste malle d'un autre temps à ranger dans la grande coursive dissimulée derrière la porte cachée de cette boiserie.
Ah, la chambre est équipée du Wifi (without fifil pour les intimes) et d'un écran plasma. Mais, on n'est pas là pour ça...

Nuit d'ivresse

23 heures 00, passé le petit salon, voilà la chambre alcôve. Encore une particularité du Raphaël. Le lit semble court ? Non, il est en fait très large, deux mètres de large. Cela sera suffisant pour ajuster les quatre oreillers gonflés à souhait. La salle de bains. La baignoire est king size, immaculée et avec remous. L'éponge des peignoirs est en triple épaisseur, les petits chaussons assortis aussi. Jolis flacons de shampoo, gels douche et autre soins.

Toc toc discret. Deux minutes pour retrouver la porte. "Merci, tout va bien..." La femme de chambre s'éclipse.

Nuit d'ivresse

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8 heures 30, toc toc discret. C'est le petit déjeuner. Des fraises au sucre délicieuses de fraîcheur, des œufs brouillés inédits à savourer avec des tranches de pains grillées parsemées de beurre de baratte. Toute la presse est là, New-York Times, Maroc Hebdo, El Pais, La Stampa, le Daily Telegraph, l'Huma et même Voici. La vie est belle.Un tour dans la salle de fitness super équipée et puis on repart....

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