Il était une fois à Rabat...
"''Dans notre famille, la tradition du bijou remonte à mon arrière-grand-père. Mais mes souvenirs s'arrêtent à mon grand-père paternel, Isaac Azuelos, originaire de Fès et qui avait fait son apprentissage à Tanger avant de venir s'installer à Rabat.''" L'héritier de cette tradition, c'est Serge Azuelos, qui dirige la maison depuis une quinzaine d'années avec son frère Patrick. Il se souvient de ce grand-père qui, au début des années 1920, était "lamine" des bijoutiers de la médina de Rabat, c'est-à-dire le chef de la corporation et son porte-parole.

C'est au cœur de la ville ancienne qu'Isaac Azuelos ouvrit sa première échoppe, rue Souiqa, la rue du "petit Souk" contiguë au Mellah, le quartier juif de l'époque. Le pays est alors sous protectorat français et les commerçants marocains n'ont pas le droit de s'établir hors des remparts de la médina. Un interdit que s'empressera de braver Joseph Azuelos, l'un des fils d'Isaac, dès la proclamation de l'indépendance du Maroc, en 1956.

Après un apprentissage de la joaillerie à Paris, il ouvre une deuxième boutique dans "l''a ville nouvelle''", sur la fameuse avenue Mohammed V. Un demi-siècle plus tard, l'enseigne est toujours là et Joseph, aujourd'hui âgé de 75 ans, est épaulé par ses fils, Serge et Patrick.
Depuis, trois nouvelles enseignes Azuelos ont vu le jour. (...)

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Au fil des années, la maison Azuelos a su aussi adapter son travail et son savoir-faire artisanal à l'évolution du pays et de ses mœurs. Car au Maroc plus qu'ailleurs, l'évolution du bijou et celle de la femme sont intimement liées... "''Par le passé, la Marocaine n'avait que faire des petits bijoux. Sa vie se passait essentiellement en intérieur, elle recevait ou était invitée, et en profitait pour se parer de ses plus beaux atours. Sans compter que ses bijoux étaient son véritable patrimoine. Elle les achetait au poids, prêtant plus d'importance à l'or qu'à la pierre ou au travail de la pièce. Aujourd'hui, c'est tout le contraire. Elle travaille, a une vie sociale et a besoin de "bijoux accessoires" et non plus "patrimoines". ''

A chaque femme son bijou

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''"Si certains doivent s'adapter à ses vêtements occidentaux, d'autres, spécialement créés pour ses tenues traditionnelles, seront portés dans les grandes cérémonies. Et c'est bien là le charme du Maroc : tout y est harmonie entre des racines profondément ancrées dans la tradition, et une volonté d'adaptation à la pointe de la modernité.''" Diamants et kaftans A l'image de ce Maroc multiple, le savoir-faire Azuelos a su se décliner en une multitude de lignes, de la plus occidentalisée à la plus marocaine, des bagues de diamants 1930 aux longues boucles d'oreilles aux pierres multicolores spécialement adaptées au port du kaftan. "''La tenue traditionnelle diffère selon les régions du pays. Ainsi, le col est traditionnellement rond et fermé, sauf à Casablanca par exemple, ce qui permet de l'orner d'un pendentif. De manière générale, les manches sont amples et longues, et les bagues et bracelets sont de ce fait plutôt secondaires. Le bijou du kaftan par excellence reste donc la boucle d'oreille, qui doit s'imposer en taille et en couleur si elle veut rivaliser avec les broderies de la tenue.''" De cette alchimie des deux mondes, les héritiers Azuelos ont fait leur emblème. C'est la fameuse khomssa, dite aussi "main de Fatma", que ses créateurs ont stylisée, réinventée et déclinée en pendentifs, charms et breloques...
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