Je veux avoir le look dragon pour le Nouvel an chinois ! Problème, une fois écartées mes petites ballerines noires en velours, le rayon Asie de ma garde-robe est pauvre. Autre souci, hors de question d'avoir l'air d'une touriste. Je veux avoir l'air d'une princesse orientale, voire d'une impératrice. C'est ça.

Une amie m'a conseillée Syliane, une petite boutique rue des Pyrénées. Un petit check sur mon plan et non, ce n'est pas dans le 13ème arrondissement de Paris, mais plus au nord, dans le 20ème. Avec son entrain habituel, elle m'a dit que c'était absolument ma-gni-fique... Je me méfie. Mais banco !

Hou, trop choux, ces petits chaussons avec leurs couleurs fluos et leurs petits grelots multicolores. Hum, ils viennent du Népal. Je m'y vois déjà le week-end traînailler... Je tourne, je vire dans la boutique.

Et tout d'un coup, c'est le coup de cœur. Liane m'apporte une petite veste noire à motifs rouges. Superbes ramages et quelle douceur cette étoffe. Pas mal non plus cette tunique aux teintes rosées, mauve et bleutées. Sympa, la grande écharpe-là. Des écharpes, des étoles, il y en plein. Liane est d'accord, à la chinoise, à la népalaise ou d'influence laotienne... C'est l'indispensable finish.

Tournée asiatique

Je m'échappe vers d'autres boutiques. La mode asiatique et moi, c'est une évidence désormais, on a le feeling. Direction : la Maison de la Chine, un incontournable, surtout depuis que Shanghaï Tang s'y est installée, il y a deux ans. Il s'agit de la première chaîne de vêtements chinoise, présente de New York à Londres, en passant par Hong-Kong. C'est du Gap version Shanghaï... On entre dans une autre catégorie, celle du luxe à prix pas vraiment doux. Note pour plus tard : "mettre un peu d'argent de côté, pour pouvoir me payer cette petite veste matelassée, hyper classe". Ou alors pour ce petit sac "baguette" marbré or, style "La Cité Interdite". J'a-dore.

Un dernier arrêt et puis j'arrête. Voici la Compagnie Française de l'Orient et de la Chine, un autre lieu immanquable. Présente en France depuis 1966, la CFOC propose des collections épurées, où le classicisme fait foi. Les formes sont droites, parfois à peine cintrées, mais sans pinces, oh grand jamais. C'est un véritable parti pris, m'explique-t-on, les vêtements doivent être suffisamment amples pour être superposés, du manteau à la chemise col Mao, boutonnée traditionnellement.

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Le tout est décliné en rouge, noir et doré pour femmes comme pour hommes. Ils paraît qu'ils adorent. Les tissus sont ultra sophistiqués, du lin, de la soie ou encore du yak, pur ou froissé à la méthode shibori. Tous sont importés de Chine et stylisés en France. Oh, la chapka là, elle est chouette.Une chapka, un kimono, des ballerines ? Le voilà mon look dragon !

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