Slip ou plutôt caleçon ? Ca, c'est une question. Ben oui, c'est une question de garçon. Parce que ce n'est pas la même chose que de porter l'un ou l'autre. Et que en plus, c'est bien plus compliqué qu'il n'y parait, parce qu'il faut aussi arbitrer entre le slip-slip, le slip kangourou, le caleçon ou le boxer. Panoraslip.

Mais d'abord, un petit retour en arrière pour une leçon de caleçon et de slips aussi.
Nos sous-vêtements ont d'abord longtemps été des caleçons longs, fabriqués en laine rugueuse - ça gratte- et fermés par des boutons - trop longs à défaire pfff. Leur fonction principale était de protéger contre le froid. Mais porter un tel vêtement nous faisait passer pour des mauviettes. Alors nos ancêtres ont préféré ne rien porter du tout... Juste une longue chemise qui rentrait dans les jambes du pantalon.
Puis le slip est arrivé. Au début du 20ème siècle, il s'agissait d'un vêtement pour les sportifs. Et puis, il a évolué au fil des ans et du temps. Voici un petit digest des modèles les plus populaires...

Le slip ou le sous-vêtement dans son plus simple appareil. Le slip est simple, basique, confortable et plébiscité. La preuve, 66 % des hommes en portent et il s'en vend chaque quelques 62 millions en France. Ses grands addicts sont les pères de famille, leurs fils de moins de douze ans, les cultivateurs, les fonctionnaires, et l'Armée aussi. Basique on a dit.
Et pratique aussi. Car il soutient tout ce qu'il y a à soutenir façon "tous groupés".
Autre avantage, il est invisible sous le pantalon.
Il semblerait, en outre, qu'il impressionne ces dames par sa coupe particulièrement moulante qui met discrètement en valeur notre virilité. D'aucun arguent d'ailleurs de "la sexualisation extrême" du slip...
On l'accuse parfois de "comprimer" un peu trop, de provoquer chaleur et irritation sur notre peau fragile. Il parait qu'un peu de talc résout l'affaire. Quoiqu'il en soit, préférons-le en coton et évitons scrupuleusement le synthéslip.

Slip ou caleçon ?

Le slip kangourou.

Magnifié par Reiser dans le "Gros dégueulasse", par Chirac au Fort de Brégançon ou Saddam Hussein dans le Sun, c'est une version dérivée du slip élaborée en 1944 par l'Américain Musingwear. Sa particularité ? La poche à ouverture horizontale, d'où son nom, (eh, non, ce n'est pas rapport à l'appendice caudal de la bestiole australe). Il semblerait que cette version du slip se soit développée en concomitance avec la généralisation de la fermeture éclair sur les pantalons.

Publicité
Symbole du slip à papa, Gérard Mermet, éminent sociologue de son état, constate qu'une fois adulte, l'ado boutonneux reviendra au slip de son enfance, mais privilégiera la version marsupiale... Comme quoi, pour nous, les hommes, l'affaire est dans la poche.  

Publicité