Le Pink paradise
D'ordinaire, au Pink Paradise, les danseuses sont grandes et surtout très belles. Professionnelles de l'effeuillage, elles se déhanchent sur le podium lumineux du cabaret parisien. Sous les yeux ébahis des hommes, elles enchaînent les figures autour d'une barre en métal verticale, la fameuse "pole". Bonne nouvelle, depuis la mi-octobre, le commun des mortelles peut s'essayer à la "pole dance" en conditions naturelles. Ce mardi soir, sous les spots rouges et roses de la Pink School, "école de pole dance et de séduction", nous sommes donc sept filles lambda, coachées par Laurence, prof de danse au corps zéro défaut.

Tenue de combat
Notre tenue de combat : short, débardeur et escarpins. Le dress-code est précis. Mais Cynthia, blonde sculpturale mal renseignée, a opté pour une impressionnante mini-robe en vinyle, décolletée et lacée jusqu'au nombril.
Après un "warm-up" (échauffement) d'un quart d'heure, Laurence nous montre nos premiers "tricks", ou figures : s'asseoir cuisses serrées contre la barre, tournoyer en saut de biche...
Je m'agrippe au mât, bien décidée à réussir mon pivot. Peine perdue, ma jambe droite se refuse à tout effort. Un problème physique : "''on joue sur la gravité et la force centrifuge''", explique la prof.
"''On sourit, on n'est pas moches !''" encourage-t-elle.

J'ai du sex-appeal !

La pole est mon amie ! Sophie, cinq cours d'avance, est prête pour le cochon pendu. Sur une bande-son night-clubesque, on balaie l'air avec nos cheveux, on jette des regards coquins autour de nous.Une demi-heure plus tard, ma maîtrise de la chorégraphie est approximative. Mais ça y est, je me prends au jeu, j'ai conscience de mon sex-appeal ! La "pole" est mon amie !

Malheureusement, c'est déjà la fin du cours. Une à une, nous montons l'escalier lumineux, en saluant notre public virtuel par un petit déhanché digne de Betty Boop.

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Une démo à mon homme Bilan d'après match au vestiaire. Pour Christelle, c'est "''féminin, sans être poufiasse. Ceci dit, je vais attendre un peu avant de faire une démo à mon homme''". Anaïs y voit une discipline "''plus glamour que la danse classique''". On s'accorde sur un point : la pole dance, c'est crevant. Nos bras nous tirent, les courbatures seront inévitables. Quarante-huit heures après, je suis toujours incapable d'enfiler un pull. En revanche, je ne regarde plus la barre du métro du même œil.

Pink Paradise Renseignements et réservations : 01 58 36 19 20Coût : 25 euros le cours de deux heures

Le site du Pink Paradise

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