Elle vient de jouer sa dernière saison en Equipe de France. Pendant douze ans, Danièle Irazu a pratiqué le rugby au plus haut niveau. La jeune femme d'origine basque affiche un palmarès impressionnant. Elle s'implique aussi dans l'organisation de la Coupe du Monde avec son entreprise, la SNCF. Témoignage.

Histoire de famille en pays d'Ovalie
''J'ai commencé à jouer au rugby à 18 ans à Hendaye après avoir longtemps joué au handball. J'ai grandi dans le milieu du rugby. Mon père était joueur et entraîneur, mon frère joueur. Ma sœur et mes copines y jouaient et m'ont poussée à essayer.
J'aime les valeurs du sport en général, et celles du rugby en particulier : le partage, le don de soi pour aider la copine d'à-côté. Au rugby, on ne peut gagner seule. L'esprit collectif est réel. La moindre anicroche se répercute sur le jeu. Et il a tout ce qui entoure le rugby : l'esprit de fête, l'amitié, la convivialité.

Soixante-seize capes
Ma place sur le terrain : pilier ou talonneur. C'est le travail de l'ombre, un poste où l'esprit d'équipe doit être encore plus fort. On joue pour que notre coéquipière puisse marquer. Pendant sept ans, j'ai joué avec ma sœur, à Hendaye puis dans l'équipe des Pachy d'Herm, dans les Landes. Nous avons été plusieurs fois championnes de France.
A 22 ans, j'ai été "capée" (sélectionnée) pour la première fois en Equipe de France. Depuis douze ans, j'ai porté 76 fois les couleurs des Bleues. En 2002 et 2006, notre équipe a remporté la troisième place en Coupe du Monde. Depuis 2005, je joue avec l'Ovalie Caennaise. Nous étions en finale du Championnat de France cette année...

__Un jeu aéré__

Rugby, macho, si ! Le rugby reste un milieu macho. Les supporters qui acceptent de regarder un match féminin le font avec beaucoup de... curiosité. Pourtant, tout cela évolue, de plus en plus de clubs féminins se créent. Et puis, nous aussi avons, comme les hommes, nos 3e mi-temps. Mais lorsque l'on joue à haut niveau, il nous est impératif d'avoir hygiène de vie stricte, d'éviter les abus. Les fêtes de Bayonne, je les ai souvent faites au Perrier !

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La vie après Le sport de haut niveau demande beaucoup d'investissement, de longues heures d'entraînement toute l'année. Et puis, l'effort devient un besoin physiologique, indispensable. Voilà pourquoi la décision de poser les crampons a été difficile à prendre. Mais au bout de douze ans en équipe de France, je préfère arrêter : je n'ai plus assez de hargne sur le terrain... Pour autant, le rugby a occupé une grande place dans ma vie et je me verrais bien dans un rôle de dirigeant. J'ai la chance de m'épanouir comme sportive grâce à un contrat d'athlète de haut niveau à la SNCF. Alors, aujourd'hui, j'ai envie de rendre la pareille à mon entreprise, de m'investir plus. Pour la Coupe du Monde, nous avons travaillé sur transport des équipes, à celui des supporters, des camps de base au lieu de match. C'est extrêmement intéressant. "
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