Egalité des sexualités
Oublié le primat du phallus, aujourd'hui l'égalité des sexes, c'est aussi l'égalité du plaisir sexuel. Aujourd'hui on se fait "caresser la mignardise " autant qu'on "mâchouille le sucre d'orge". Oui, on parle bien de fri-fri et de zizi, oui, on parle aussi de fellation et de cunnilingus. Sus aux tabous ! Fi des esquives, parlons-en un peu...
"Sexe", il faut le dire. "Sexe", même du bout des lèvres, pour qu'il ne soit plus tabou.

Après la découverte du plaisir féminin (en 1945 en France, au moment même où l'on découvrait qu'elle pouvait avoir une conscience politique et voter...), le cunnilingus (cu-nni-lin-gus, articulez !) a fait son entrée dans nos cuisines, pardon, dans nos chambres !
Le nom latin de cette drôle de chose fait scientifique, un peu trop sérieux, voire médical. +a rappelle le "spéculum" (bouh, c'est froid !).

Colette Renard (ex-star de la chanson "rive gauche", aujourd'hui, mamie Rachel dans "Plus belle la vie") avait trouvé une bien plus jolie façon d'appeler ses petits plaisirs dans la chanson "les nuits d'une demoiselle" dans les années 60 :

''Je me fais briquer le casse-noisette''
''Je me fais mamourer le bibelot,''
''Je me fais sabrer la sucette''
''Je me fais reluire le berlingot... etc''

Fraise, menthe ou banane ?

Ceci dit, il faut avouer que le terme fellation n'est pas non plus très appétissant. Aujourd'hui pourtant, elle est devenue une pratique courante chez les jeunes ados naïves qui espèrent ainsi préserver leur virginité avant de passer à la casserole, ou encore d'éviter les maladies et les grossesses. C'est d'ailleurs pour elles que se développent les gammes de préservatifs à la fraise, à la menthe et...à la banane.

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Pour les femmes (les FemmesPlus), il s'agit plutôt d'un préliminaire qui augure, bien ou mal, de la qualité de la relation sexuelle. Plus généralement, le plaisir est devenu dans notre occident un passage obligé avant l'accomplissement des pulsions reproductrices. C'est très humain finalement le plaisir oral ! C'en serait presque sentimental... Il faut pourtant regretter que tous les palais ne soient pas initiés aux savoirs de la gastronomie sexuelle. Combien de soufflés sont ainsi retombés par manque de technique pour le fouet, combien de jeunes hommes renvoyés en cuisine d'avoir voulu cueillir "une cerise" pas assez mûre ?

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