Souvenez-vous. Au 20e siècle, le commun des mortels se contentait de passer son café moulu à la cafetière. Mais au début des années 90, des as du marketing eurent une idée géniale : nous faire déguster à la maison un café aussi délicieux que celui que l'on boit... au café.

Terminé la classique cafetière de grand-mère, on parle désormais de "machines à expresso", modèles réduits des percolateurs de bistrots, à pression, où il suffit de glisser une dosette pour déguster un "kawa" parfait. Amusant, leurs noms se terminent tous en "O" : Nespresso, Malongo, Tassimo, Senseo. Oh !

Stratégie et saga de George C. La stratégie est si formidable qu'elle est désormais enseignée dans les écoles de commerce. Le consommateur, qui ne peut acheter que des dosettes compatibles avec sa machine, devient "captif". Chez Nespresso, les capsules d'aluminium ne sont vendues que sur Internet ou dans des boutiques semblables à des galeries d'art. Opération réussie : la vente de dosettes croît de 40 % par an. Le café, vulgaire produit de grande consommation, se consomme désormais glamour, sous couvert de saveurs de grands crus d'Ethiopie, de Colombie, du Brésil, et d'érotisme cinématographique, cf la saga George C. pour Nespresso...

Un léger progrès

Café durable Malongo, torréfacteur d'origine niçoise, a lancé sa première machine 1,2,3, Spresso dès 1995. Et nous propose aujourd'hui Oh Expresso, un percolateur en forme d'escargot. Mais le distributeur a du cœur. Depuis une dizaine d'années, le fabricant se préoccupe du développement durable. Premier produit agricole échangé dans le Monde, le café concentre toutes les problématiques des relations Nord-Sud, du producteur au distributeur.

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Equitable, écolo mais cher Malongo a signé au milieu des années 90 un contrat avec l'association Max Havelaar, afin de garantir un revenu plus juste aux cultivateurs et réfléchit à des emballages plus écolo. Voilà comment la marque est aujourd'hui la seule à proposer des dosettes de café et de thé "commerce équitable" pour ses machines à expresso. Un regret : la dosette en papier biodégradable est emballée dans une capsule en plastique pour conserver les qualités du café. Enfin, reste un souci non négligeable, le café en dosettes est plus de trois fois plus cher qu'en boîte métal, vrac ou en sachets.

Plus d'infos !

Oh Expresso by Malongo, 129,90 €. Le site Malongo  

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