Ca commence souvent à l'occasion d'une réunion fleuve, genre bilan d'activités. Complètement apathique et proche du sommeil profond, vous vous passez négligemment la main sur le menton pour vous donner l'air inspiré. Sous votre pouce droit, vous sentez un comme un petit... cheveu. Vous tentez de l'attraper et là, le cheveux en question s'accroche désespérément. Ca vous piquotte, ça vous gratouille, ça vous tire même une petite larme. L'horreur ! En fait, c'est un poil d'un bon centimètre et demi. Comment avez-vous pu passer à côté ? Vous finissez la réunion obnubilée à tripoter le poil frénétiquement, qui semble de plus en plus long.
Vous vous précipitez aux toilettes pour constater l'étendue des dégâts. Sur le miroir, le repérage de l'élément perturbateur n'est pas si évident. Finalement, il n'est pas aussi gigantesque qu'il s'en donne l'air. Ouh, mais à bien y regarder, c'est pire ! Ledit poil semble être à la tête d'une formidable armée nommée duvet. Blond certes, mais bien présent et bien campé sur ses positions.
Premier réflexe bien légitime, la pince à épiler pour éliminer illico le chef de bataillon. Pour le duvet, finalement, ce n'est pas si grave. L'incident est oublié...

Mais c'est un baobab !

Trois semaines plus tard, nouvelle réunion soporifique, nouveau passage de main sur le menton. Et là, ca-tas-tro-phe ! Le petit poil s'est transformé en baobab. Vous quittez la réunion embellie d'une somptueuse plaque bien rouge à force d'avoir essayé d'arracher cet arbre géant à la racine. Un petit coup de pince à épiler, vous en voilà débarrassée.

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Remarque de pro, à force d'arracher sauvagement ce petit compagnon de réunion, il reprend toujours plus de vigueur et peut même offrir un plan de carrière fulgurant à ses subordonnés du duvet. Alors un conseil, tripotez-le, agacez-le, torturez-le à volonté, mais laissez en place ce petit poil. Après tout, point de réunion sans poil au menton.

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