L’opposante birmane, prix Nobel de la paix en 1991, pourrait bien être libérée ce samedi 13 novembre. En résidence surveillée depuis 18 mois, Aung San Suu Kyi est privée de liberté par les peines successives que lui impose la junte birmane, depuis déjà 20 ans.  

Symbole de la résistance démocratique birmane, Aung San Suu Kyi a annoncé, d’après l’AFP, qu’elle refuserait quoi qu'il arrive de se plier aux conditions posées par la junte militaire pour sa remise en liberté. Cette libération, si elle a lieu, arrivera juste après les premières élections organisées dans le pays depuis 20 ans. En 1990, ces élections avaient été remportées par Aung San Suu Kyi et son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND). Mais cette victoire ne fut jamais reconnue et l’opposante birmane s'était retrouvée privée de liberté.  

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Aujourd’hui, la Birmanie est dans une situation particulièrement instable. Les forces internationales craignent une guerre civile, et le résultat des élections de cette semaine, qui accordent une large victoire à la Junte, est très contesté.  

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Le combat d’Aung San Suu Kiy pour la démocratie de son pays, au détriment de sa propre liberté, a recueilli le soutien des populations et des gouvernements du monde entier. Un soutien qui, couplé à l'opposition montante dans le pays, avait motivé l’organisation des élections, considérées comme une mascarade par l’Occident. 

© U.S. Department of State 

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