La famille de Philippe de Villiers, député européen, se déchire. Accusé de viol par son petit frère Laurent, le fils aîné, Guillaume de Villiers, vient de voir le non-lieu prononcé. Une décision loin de satisfaire le plaignant.

On apprenait le 17 décembre de l’avocat de Guillaume de Villiers que l’affaire ne serait pas jugée aux assises, sur décision de la chambre d’instruction de la cour d’appel de Versailles, rapporte LeParisien.fr.  

"S'il y a un non lieu, je responsabiliserai mon père et ma mère, je responsabiliserai ma famille et tous ceux qui portent le nom que je porte et je me détacherai de cette responsabilité en changeant de nom de famille (...) la dernière chose qui me retient", déclarait déjà Laurent de Villiers en janvier 2009. 

C’est en 2006 qu’il avait porté plainte pour viol contre son frère aîné. D’après ses déclarations, son frère Guillaume, de 6 ans son aîné, aurait abusé de lui dans la maison familiale de Vendée, entre l’âge de 8 et 12 ans . Pendant de longues années, il n’aurait rien dit pour protéger la carrière de son père. 

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L’affaire, révélée au public il y a quelques mois, déchire la famille. Seule une tante soutient Laurent. Philippe de Villiers dénonce un complot politique quand sa mère, son autre frère et ses soeurs soutiennent Guillaume qui s'est toujours déclaré innocent.  

En 2007, Laurent de Villiers, qui souhaite renouer avec sa famille, retire sa plainte. "Je voulais que Guillaume me demande pardon, qu'il se soigne et que les miens me reconnaissent comme victime." confie-t-il. Mais la justice, elle, suit son cours, et les enquêteurs ne laissent pas tomber l’affaire.  

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Laurent de Villiers raconte aussi que lorsque sa famille lui demande de déclarer aux autorités que l’affaire était un complot politique, il se sent trahi de nouveau. En 2008, il se constitue donc partie civile. 

La cour déclarait hier le non lieu.

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