Il y a une dizaine de jours, Florent Gonçalves, directeur de la maison d’arrêt des femmes de Versailles, était destitué de ses fonctions et mis en examen. Sa faute ? S'être laissé séduire, avoir eu des relations sexuelles avec une détenue et s’être rendu coupable de traitements de faveur à son égard.

 

Des faits qui prennent toute leur ampleur quand on sait que la jeune femme en question n’est autre... qu’Emma, l’appât du « gang des barbares » dans l’affaire de l'assassinat d'Ilan Halimi en 2006.

 

Qualifiée de "redoutable manipulatrice"  par une source proche de l'affaire, cette femme fatale avait été confiée par mesure de précaution à des membres exclusivement féminins de la brigade criminelle de police judiciaire de Versailles. Mais le sex appeal visiblement hors norme de la jeune femme et son art du stratagème lui ont permis de facilement mettre sous emprise Florent Gonçalves.

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LeParisien.fr rapporte aujourd’hui comment elle a réussi à manipuler ce directeur de prison. Peu de temps après son arrivée, la jolie brune de 21 ans, d'origine iranienne, a demandé à voir personnellement le directeur de la maison d’arrêt de Versailles. Elle souhaitait être transférée. Florent Gonçalves s’est alors inquiété de savoir si elle avait à se plaindre de quelque chose.

 

Elle lui a simplement répondu : « Non, je suis tombée amoureuse de vous et je ne peux pas rester ici. »

Une ruse que l’on pourrait qualifier de simpliste, mais qui a pourtant fonctionné à merveille. Sous le charme, le directeur de l’établissement pénitentiaire a complètement perdu la tête. Il a alors procuré à la femme fatale une puce de téléphone portable et fait ouvrir une ligne à son nom afin de communiquer plus  facilement avec elle. Ils auraient également eu, entre décembre 2009 et octobre 2010, des relations sexuelles à deux reprises dans la salle informatique de la prison, et auraient continué à correspondre après le transfert de la jeune femme à la maison d’arrêt de Fresnes.

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Le 12 janvier dernier, Florent Gonçalves a donc été mis en examen pour « remise illicite d’une somme d’argent et d’objets interdits à une détenue ». S’il a été libéré, il a néanmoins été placé sous contrôle judiciaire et s’est vu interdire l’exercice de sa profession par le juge. Le directeur déchu n’a plus non plus le droit d’entrer dans quelque établissement pénitentiaire. Il attend désormais d’être fixé sur son sort d’un point de vue pénal.