Sarah Obama, la grand-mère kenyane du président américain, a annoncé hier au retour de son pèlerinage à la Mecque qu’elle avait prié pour que son petit fils se convertisse à l’islam.  

Voilà une prière qui risque d’émouvoir, pas forcément dans le bon sens du terme, un peuple américain très attaché à la religion... mais pas vraiment à la religion musulmane. Pour s'en convaincre, il suffit de se rappeler les remous provoqués par une rumeur selon laquelle Barack Hussein Obama n'était pas chrétien, comme il l’affirmait, mais bel et bien musulman. Un fait moyennement apprécié par un peuple américain très enclin à faire le raccourci entre islam et terrorisme. 

Car c'est bien là la source du problème : la croisade contre "l'axe du mal", lancée par George W. Bush après l'attentat du 11 septembre 2001, est pour beaucoup d'Américains synonyme de guerre contre l'islam.  

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Or, au mois d’août dernier, un sondage d’opinion révélait que près d’un citoyen américain sur cinq était convaincu que Barack Obama était musulman.  

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Agée de 88 ans, la grand-mère de Barack Obama s'est confiée au journal saoudien Al-Watan : "J'ai prié pour que mon petit-fils Barack se convertisse à l'islam". Elle venait alors d’achever son pèlerinage à la Mecque, avec son fils Saeed Hussein Obama, oncle du président, et quatre de ses petits enfants. Si elle s’est refusée à tout commentaire sur la politique menée par son petit fils, sa déclaration, elle, ne manquera pas de faire jaser.  

Bien que Sarah Obama n’ait pas de lien biologique avec son petit fils – elle est la troisième femme du grand-père de Barack Obama –, il la considère comme sa grand-mère paternelle.  

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