Les autorités sanitaires réticentes
La mariée était trop belle : un patch à la testostérone à appliquer sous le nombril deux fois par semaine et hop ! On enregistre quatre fois plus de rapports sexuels que les femmes qui ont reçu des faux patchs. Dixit l'étude américaine menée en 2004 sur 549 femmes volontaires, ménopausées et âgées en moyenne de 54 ans. Dommage, cette étude n'a pas convaincu la puissante FDA (Food & Drugs Administration) américaine qui a refusé sa commercialisation fin 2004.
Raison invoquée : risque de cancers hormonodépendants mal évalués...

Surveillance renforcée en France
En France aussi, les réticences à sa commercialisation se font sentir. L'AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) vient de mettre sous surveillance "renforcée" ce patch à la testostérone. Ses indications sont pourtant chez nous réservées aux femmes ayant subi l'ablation des ovaires et de l'utérus dans l'indication des dysfonctions sexuelles féminines. La Commission européenne a délivré cette autorisation restreinte de mise sur le marché en juillet 2006.

Principe de précaution
Alors pourquoi tant de réticences ? C'est que le THS (traitement hormonal substitutif) est passé par là et désormais les autorités sanitaires, américaines ou européennes, sont devenues très prudentes pour tout ce qui concerne les traitements à base d'hormones.
En France on invoque le principe de précaution et l'on craint, à l'instar des inducteurs de l'érection comme le Viagra ou le Cialis, des usages abusifs de ces patchs.

Risques de barbe... Certains spécialistes s'inquiètent aussi des effets secondaires de cette hormone "mâle", comme le risque de raucité de la voix, la pousse de poils ou la survenue d'acné. Pour d'autres, son action sur le désir sexuel chez la femme est marginale et ne justifie pas une telle prise de risque.

Sexuellement disponibles !

La vérité est ailleurs... Bref c'est pas gagné pour Procter & Gamble qui espérait avec ce patch pouvoir traiter des millions de femmes souffrant de dysfonction sexuelle (ou en étant convaincues...). Mais le risque de ce type de prescription est aussi ailleurs : celui de vouloir régler les difficultés sexuelles à coup de molécules alors que ces difficultés expriment en fait un conflit non verbalisé au sein du couple ou d'imposer aux femmes, à l'instar des hommes, l'obligation d'être toujours disponibles sexuellement.

Publicité
Toutes les femmes ! Mais Procter & Gamble ne renonce pas à son projet. La firme espère apporter au plus vite les réponses aux questions que posent les autorités sanitaires américaines et européennes. De nouvelles études sont déjà lancées pour les femmes naturellement ménopausées et souffrant de dysfonction sexuelle, une indication qui, si elle était retenue, répondrait à l'espoir illusoire d'une sexualité épanouie jusqu'au bout de la vie.

Le site de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de SantéLe site de Procter & Gamble

Publicité

A LIRE AUSSI Tous nos article sur le thème : Sexe ! Tous les articles Amours ici !

Découvrez ici notre Best-of sexy N°1

FORUMS Parlez en sur notre forum Amours ici... Consulter le Docteur Love dans les forums de FemmesPlus ici !

VIDEOS Voir les vidéos de la chaîne Amours de FemmesPlus Vidéos

Publicité