Ne prononcez pas le "t" vous vous feriez tout de suite remarquer, mais n'ayez crainte les Messins ont ce "je ne sais quoi de bienveillant" ! La situation géographique de la capitale de la Lorraine, au carrefour de l'Allemagne (60 km), du Luxembourg (60 km) et de la Belgique (80 km) n'y est sans doute pas pour rien. Les bras de la Moselle et de la Seille qui traversent Metz donnent à la ville un charme paisible. Et plus de 75 hectares d'espaces verts préservés font une agréable promenade en ville ! Jadis enjeu des stratégies militaires, la ville rayonne aujourd'hui désormais de son patrimoine architectural admirablement bien conservé et réhabilité.

Fondée par les Médiomatriques...
L'histoire commence sur la place Sainte-Croix, point culminant de la ville (183 m). Là, au Ve siècle avant Jésus-Christ la tribu celte des Médiomatriques fonde la cité. Aujourd'hui, ce quartier conserve de très belles façades médiévales, où une chaleureuse tonalité miel dorée domine. Ce rayon de soleil, présent même par jour de brouillard, caractérise la pierre de Jaumont, typique de la région.
A deux pas, le labyrinthique musée de la Cour d'Or remonte le temps depuis les vestiges des thermes gallo-romain jusqu'à la Renaissance. Quelques merveilles de la sculpture mérovingienne locale aux notes copte, gauloise, byzantine et germanique rappellent la position frontalière et multiculturelle de la place forte.

Laissez-vous surprendre...
Juste au-dessus, l'hôtel Saint-Livier, où Charles Quint aurait séjourné, est le plus vieil édifice civil de la ville. Avec sa tour et son mur crénelé du XIIIe siècle, il témoigne de l'influence italienne. Traversez la cour pavée et laissez-vous surprendre : la demeure accueille le Fond Régional d'Art Contemporain. L'anachronisme n'est pas simple provocation, en s'inscrivant dans cet espace patrimonial la création d'avant-garde offre d'intéressants télescopages.

Collusions entre hier et aujourd'hui

L'art du vitrail Fleuron de l'architecture médiévale, la cathédrale Saint-Etienne et ses 6 500 m2 de vitraux est surnommée la "lanterne de Dieu". Entrez par le portail de la Vierge et notez bien qu'elle sourit... Mille et un bleu, rouge, jaune et vert des pâtes de verre du XIIIe procèdent aux côtés des œuvres lumineuses de Marc Chagall (XXe) de l'intériorité du lieu. Vivace, l'art du vitrail se retrouve dans toute la ville. C'est d'ailleurs des maîtres de l'école de Metz, obligés de fuir pour rester Français, qu'est née la réputation Nancéenne.

Le plus ancien opéra théâtre à l'italienne D'un côté dans le quartier de l'ôle, le plus ancien opéra théâtre à l'italienne de France, de l'autre dans le quartier de la Citadelle, l'Arsenal, un ensemble résolument moderne dédié à la musique. Dans l'ancien bâtiment militaire du second Empire, l'œuvre de l'architecte Ricardo Bofill, en marqueterie d'hêtre et de sycomore, peut recevoir 1 350 spectateurs qui affluent de toute l'Europe pour l'excellente acoustique.

Le Centre Pompidou Metz Dans cette même dynamique et dans cette étrange collusion entre l'histoire d'hier et celle d'aujourd'hui, le futur Centre Pompidou Metz, écrin des collections du musée national d'art moderne, s'installe au cœur du quartier de l'Amphithéâtre, un des trois sites gallo-romain de la ville. Conçu et dessiné Shigeru Ban et Jean de Gastines, il devrait voir le jour en 2008 et être ouvert à toutes les cultures.

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Starck et TGV Mais avant, c'est le TGV qui est enfin annoncé pour juin prochain. Sous l'œil des élégants lampadaires signés par le designer Philippe Stark, il devrait entraîner la massive gare, véritable vitrine des savoir-faire de l'empire allemand sous Guillaume II, dans une nouvelle ère.
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