Comment s'est construit le film ?

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« Je voulais un film dans lequel on parle beaucoup dans un premier temps, et presque pas dans son dernier tiers. J'ai donc beaucoup dialogué le récit jusqu'au moment où l'amour est déclaré, quand il n'y a plus besoin de parler.Cela correspondait au personnage : si on ne sait pas dire non, on ne sait pas dire oui non plus. Quand Adèle apprend à dire oui, elle passe par un moment de fragilité et de perte de contrôle, et je voulais que cela soit montré par autre chose que des mots. Car dans des moments pareils, les mots ne servent à rien.Cette évolution se retrouve d'ailleurs dans la musique du film, de plus en plus émotive. Ce n'est pas un hasard si le compositeur est russe : ce mélange de légèreté, de mélancolie et de fantaisie correspond bien au tempérament russe me semble-t-il. J'aimais aussi l'idée de développer des éléments de récit qui n'aient pas de lien apparent avec l'histoire,mais qui l'éclairent par écho. Par exemple, la question de l'enfant, amenée par le couple d'amis d'Adèle, puispar la petite fille de Matteo ».
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