CANNES SANS DORMIR - Chaque jour, retrouvez le récit des nuits cannoises de nos journalistes dépêchés sur place.

10 h 15 le matin, quand vous errez le long de la Croisette dans un état semi-halluciné, quelque part entre le ravi de la crèche et le demeuré dostoïevskien, l'accrédite de guingois, le sweat FUCT de traviole, les cheveux en bad hair day, saisissant le bras de la moindre lointaine connaissance pour lui dire que vous avez vu non pas un, mais deux chefs-d'œuvre à la file, est-ce que cela signifie que quelque chose, de ce Cannes-là, est en train de se passer ?

Quand vous oubliez vos courses (deux cocas frita, une paella froide, un pastel de nata) sur le comptoir de chez Ernest et que votre collègue de travail, d'habitude prolixe, mais cette fois infoutu d'articuler deux syllabes depuis qu'il est sorti de la salle Buñuel, rendu catatonique de la langue par ce qu'il a vu, tape deux fois de suite son code de carte bleue avant même d'avoir inséré ladite carte dans la cash machine, est-ce que ça signifie que ces deux films viennent de vous asséner les plus violents des coups dans le cœur, et qu'à cet instant vous n'êtes plus pareil, Cannes n'est plus pareil et le cinéma, bah ! Le cinéma n'est déjà plus pareil non plus...

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Deux films comme un petit miracle

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Ça veut dire ça, et ça veut surtout dire que quelque chose est en train d'avoir lieu dans le paysage cinématographique. On pouvait déjà le pressentir à l'annonce il y a trois semaines des différentes sélections, chacune comportant un taux de noms nouveaux frôlant la table rase....
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