Avec "Contre-Temps", son second album, Flavien Berger propulse la chanson française dans un avenir où s'entrechoquent pop évidente et groove cosmique, failles spatio-temporelles et histoires d'amour mélancoliques. Sacré trip.

Flavien Berger a réussi une prouesse : s'inscrire à la fois dans l'histoire et le futur de la chanson française. Tout ça grâce à un premier album, Leviathan, sorti en 2015. Depuis, Flavien a joué sur les scènes les plus pointues, mais figuré aussi sur le dernier album d'Etienne Daho, la compilation Générations éperdu(e)s en hommage à Yves Simon, et à la Philharmonie de Paris, qui lui a donné une carte blanche pendant son festival Days Off. Tout ça en travaillant sur un nouveau disque, pendant "une urgence d'un an et demi" : "J'ai un peu l'impression de m'être couru après, se souvient-il. Non que je voulais que ça marche à tout prix, mais j'avais envie de me surpasser, de faire une musique qui me surprend."

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Léviathan explorait l'espace, une plongée dans les abysses, "à la rencontre d'un monstre qui était peut-être la musique". Son successeur sera un voyage dans le temps, idée qui a toujours passionné Flavien. Pendant ses études, il accumule des connaissances et rédige un mémoire sur le sujet. Il procède de la même manière pour Contre-Temps, se constituant un corpus qui comprend le roman A rebours de Huysmans, le film Je t'aime, je t'aime d'Alain Resnais, des ouvrages scientifiques, mais aussi les peintures mystiques de Paul Laffoley, ou des livres sur l'architecture brutaliste. Peu à peu, ses chansons construisent l'histoire de quelqu'un "qui court après quelque chose, et essaie de communiquer au maximum avec des moyens qui ne...
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