L'acteur est l'égérie de Coach For Men, le nouveau parfum masculin Coach qui sortira en janvier. Rencontre à New York, où il nous parle de la contre-culture des années 50 et des millennials. Un homme exemplaire, jusque dans ses contradictions.

Il n'a pas la moustache de son personnage Frankie dans The Deuce, sur HBO, la série de David Simon sur l'explosion du porno à New York dans les années 70. Ce jour-là, Franco est imberbe et porte un pull à imprimé fusée. Il ressemble plutôt au personnage qui l'a lancé, l'ado désabusé de la série Freaks and Geeks, il a préservé cette aura zarb mais foncièrement charmante. James Franco a su cultiver le désir, en se drapant de tout son mystère et de tout son ridicule, parfois : il n'a jamais hésité à se mettre en position de faiblesse. "Je vais dans les extrêmes, s'amuse-t-il. Je déteste le statu quo." Compagnon de Sean Penn dans Harvey Milk, film de Gus Van Sant sur l'homme politique et militant gay, puis dealer dans Spring Breakers, film indé de Harmony Korine, ou prof libidineux dans Palo Alto de Gia Coppola.

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Franco est le seul homme à Hollywood qui peut se travestir lors d'une exposition pour un hommage à Cindy Sherman, ou à écrire des romans sur le trouble du genre (Straight James/ Gay James...) Aujourd'hui, il campe un barman mafioso dans le New York des proxénètes et du porn cheap. Franco porte en lui quelque chose de foncièrement interlope et vintage. Un rappel d'un bon temps passé, la couleur de l'underground disparu. Il nous laisse toujours avec des grands rôles, puis des bouts d'expériences, il nous perd pour mieux y chercher un sens. «Tout au long de ma carrière, j'ai voulu explorer d'autres avenues, des voies où je pouvais...
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