La jeune actrice originaire de Chicago délivre une performance solide dans BlacKkKlansman de Spike Lee, et s'offre sa première sélection cannoise en compétition.

Lorsque le seul film que l'on ait fait est un blockbuster de superhéros (Spider­Man : Homecoming), on n'imagine pas, à 28 ans, être en compétition officielle à Cannes. Laura Harrier avait pourtant pressenti que son deuxième film, BlacKkKlansman, de Spike Lee, aurait une jolie destinée. La jeune femme y incarne avec fougue (et style) Patrice, leader étudiante du mouvement des Black Panthers dans les années 70, face à John David Washington. "J'aurais dit oui à tout ce que Spike pouvait me proposer, pour avoir la chance de travailler avec lui. Ses films ont bercé mon adolescence, m'ont ou­ vert les yeux sur pas mal de choses. Ils ont le pouvoir de faire changer les mentalités. Cette histoire était importante à raconter, et on voit rarement les femmes noires représentées ainsi à l'écran : fortes, intel­ligentes, réelles. On est encore loin d'une égalité de représentation."

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Si faire un film politique n'est pas son but premier quand elle accepte un projet, Laura Harrier est fière que ce film de Spike Lee questionne l'Amérique de Trump et s'ancre dans une époque où il est important de s'engager. Originaire de Chicago, c'est à New York qu'elle étudie l'art dramatique, et décroche un rôle dans la série de Steve McQueen, Codes of Con­duct. Le pilote ne sera pas retenu par HBO, mais cela la conforte dans son choix de carrière. Fan de Viola Davis, elle rêve de travailler avec Ava DuVernay, Paul Thomas Anderson ou Gus Van...
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