Non seulement Hippocrate, de Thomas Lilti, est une série haletante, politique et extrêmement réussie, mais elle offre à Louise Bourgoin l'un des plus beaux rôles de sa carrière : plus humaniste que romantique. Pile ce dont l'actrice et l'époque avaient besoin.

Lorsqu'on s'est rendu en avril sur le tournage d'Hippocratedans une aile désaffectée de l'hôpital Robert-Ballanger, à Aulnay-sous-Bois (93), deux choses nous ont frappés. D'abord, une sensation : celle de pénétrer dans un vrai centre hospitalier avec ses couloirs pâles et ses néons francs, ses seringues, ses hommes et ses femmes en blanc. Seule l'absence d'odeur si caractéristique (peur et médicaments) nous a évité le réflexe de foutre le camp. Ensuite, une rencontre : celle d'une Louise Bourgoin aux cernes à peine camouflés, un peu mélancolique, très concentrée. En fait, Louise était déjà pleinement Chloé. Une interne brillante qu'un événement tenu secret contraint à renoncer au survolté service de réanimation pour basculer vers celui, réputé plus calme, de médecine interne. Là, elle rencontre deux apprentis médecins et un légiste (parfaits Alice Belaïdi, Zacharie Chasseriaud et Karim Leklou) : une équipe plus ou moins expérimentée qui, après une mise en quarantaine des titulaires, se retrouve à gérer le service en entier.

Publicité
Publicité

Avec ces huit épisodes, Thomas Lilti, généraliste devenu cinéaste, poursuit (aprèsMédecin de campagneetPremière Année)une veine entamée en 2014 avecHippocrate,le film. La série n'est pas une suite, mais en reprend le réalisme, la tension, l'accent mis sur la solidarité et les personnages forts, cette fois plus féminins : la directrice de l'hôpital est une femme (Géraldine Nakache), comme...

Lire la suite sur Grazia

Recevez toute l'actualité chaque jour GRATUITEMENT !

X
Publicité