Elle est suédoise et aime les orgues : avec Dead Magic, Anna von Hausswolff sort son disque le plus habité.

Au cœur de la musique d'Anna von Hausswolff, il y a une relation particulière : celle que la Suédoise de 31 ans aux airs d'elfe tranquille entretient avec les grandes orgues des églises, des mariages et des enterrements. "Cela a commencé quand j'ai vécu seule pour la première fois : je possédais un clavier électronique dont seul le son d'orgue me satisfaisait. Celui du piano me semblait trop artificiel".

Depuis 2010, cette fan de métal et de classique construit ainsi des disques entre drone music et pop incantatoire, mêlant l'orgue aux guitares et à sa voix de banshee, façon Liz Fraser ou Siouxsie. Dead Magic, ses pistes de cinq minutes (minimum) et ses arpèges acrobatiques (sur Ugly and Vengeful, douze minutes d'imprécations façon western gothique et délirant), la voit s'aventurer sur les terres périlleuses du rock progressif.

Publicité
Une furie générée par une crise d'inspiration : "Après avoir énormément tourné pour Miraculous, mon précédent album, j'étais éreintée : j'avais l'impression que toute mon imagination avait disparu. Or jusqu'ici, je n'avais jamais douté de ma créativité, qui s'écoulait comme un flot régulier. Faire de la musique en explorant ce désespoir a fini par me sauver. C'est cette contradiction qu'explore le disque". Qu'elle résout à merveille, la poussant dans ses plus beaux retranchements.
Publicité

Dead Magic d'Anna von Hausswolff (City Slang).

--------------------

Chanson, série et livre: les coups de coeur...

Lire la suite sur Grazia