CHRONIQUE - Notre journaliste Sarah Constantin nous raconte ses nuits, entre Lou Reed, pommes rissolées et décompte du nouvel an.

Pendant des années, le nouvel an était synonyme de vertige, d'angoisse et d'envie. C'était la soirée de l'année, celle pour laquelle je m'achetais une nouvelle robe et passais des heures à tenter d'être aussi flawless que Beyoncé. Tellement d'espoirs mis dans cette nuit-là que je finissais souvent saoule avant minuit, ou en larmes quelques heures plus tard (pour des raisons d'une insignifiance abyssale). Cette année, j'ai mis un point d'honneur à ne rien faire du tout pour le réveillon. D'un extrême à un autre, on ne se refait pas.

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Je me voyais déjà en pyjama à 20 h 30 avec une tisane devant le Grand Cabaret spécial réveillon. Mais j'ai fini habillée normalement avec un plateau de fruits de mer (je n'ai aucune volonté face à l'appel des huîtres). "Quitte à ne rien faire, autant le faire avec panache." Ce n'est ni Coco Chanel, ni Lao Tseu mais mon mec, en toute simplicité. Il met Transformer de Lou Reed. "Ça fait du bien de réécouter des disques en entier, on n'écoute plus que des playlists aujourd'hui", affirme cet homme moderne qui lance des sujets de conversation tout en faisant rissoler des pommes de terre (car, selon lui, les fruits de mer ça ne nourrit pas).

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On écoute réellement des playlists ? Tu parles, plus personne n'est capable de laisser tourner un seul morceau en entier. Je repense à toutes ces soirées qui se finissent à mettre des chansons sur YouTube. A peine tu tournes le dos que quelqu'un coupe ton morceau pour en mettre un autre....
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