A 85 ans, Ruth Bader Ginsburg est devenue l'icône de la résistance féministe à Donald Trump. La jeune génération a plébiscité le documentaire, "RBG", dont la juge à la Cour suprême est l'héroïne.

Une vieille dame de 85 ans et 45 kilos s'avère la plus sage et féroce des opposantes aux forces réactionnaires qui se déchaînent aux Etats-Unis. Au point que toute une génération de jeunes femmes l'a érigée en flambeau de la lutte pour ses droits. Et a fait du documentaire qui est consacré à la juge de la Cour suprême le blockbuster le plus improbable de l'été (15 millions de dollars de recettes). "Ce film est un baume pour le cœur des démocrates, comme la série A la Maison-Blanche a pu l'être sous Bush", sourit la politologue Nicole Bacharan.

Mais comment une austère juriste a-t-elle ainsi pu accéder au rang d'icône pop ? Son effigie se décline en tatouages, T-shirts ou mugs, elle est accueillie en rock star à chacune de ses conférences, apparaît en guest dans Les Simpson, en attendant un imminent biopic avec Felicity Jones. "Ça a commencé sous Obama, quand la majorité conservatrice de la Cour suprême est revenue sur la jurisprudence progressiste", se souvient la coréalisatrice de RBG (1), Betsy West. Et ça semble amuser cette increvable Granny qu'on voit dans le film entretenir sa forme au gymnase revêtue d'un jogging "Super Diva".

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En croisade contre les machos

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Comment cette fille d'un juif d'Odessa aurait-elle pu deviner pareil destin ? La vie a longtemps bridé le sourire de la native de Brookyn. Une sœur aînée morte à 6 ans, une mère disparue la veille de son bac. En mémoire de cette dernière, Ruth dépassera ses espérances....
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