CINÉMA - Le dernier spin-off de la saga Star Wars repose pour beaucoup sur le talent de son héros, Alden Ehrenreich

Il y a bien-bien, longtemps-longtemps que le syntagme "Star Wars" ne désigne plus un film. Marque, licence, logotype, produit, gamme, signal, traduisent mieux mais disent à peine la chose proliférante qu'est devenue le récit SF très moyen conçu il y a près de cinquante ans par un post-ado californien complexé et revanchard mais imaginatif et doué. Depuis que Disney l'a racheté à Lucas, la cadence productive du filon a été accélérée, rendant son exploitation un peu plus visiblement obscène, mais le ver était dans le fruit dès l'origine : Lucas est non seulement l'inventeur du merchandising, mais la matrice narrative qu'il a imaginée pour Star Wars organisait déjà sa propre prolifération.

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Avec cette singularité : la première trilogie s'inscrivait d'emblée entre un début présupposé qui viendrait quinze ans plus tard et une suite hypothétique qui attendrait quarante ans, avant de nous donner les clefs biographiques et romanesques complètes de la saga: ce neuvième et ultime épisode canonique sortira en mai 2019. Comme cela ne suffisait pas, une série de spin-off a été conçue par la maison Mickey, et si Solo, celui que Ron Howard présente ici hors compétition, suscite l'intérêt d'une chronique virginale, ce n'est pas à cause de sa réalisation pépère 2.0, mais parce qu'il propose précisément de raconter la genèse-jeunesse de Han, sans doute le plus charismatique des héros de la saga, et...
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