Une vente aux enchères inédite portant sur des objets issus de la culture urbaine aux Etats-Unis, dont la majorité était griffé Supreme, a remporté un vif succès chez Artcurial, maison de vente parisienne habituée à vendre des oeuvres d'art et des meubles design.

Mercredi 16 mai. Il est 18 heures quand une horde de jeunes fondus de casquettes, de quadra de la finance habillés en costume cravate et de brocanteurs en chino convergent dans la même direction, avenue Montaigne, à Paris. Au total, plus de deux cents personnes se pressent dans les salons prestigieux d'Artcurial pour assister à la vente C.R.E.A.M (nom tiré du tube de Wu-Tang datant de 1994), signifiant "Cash Rules Everything Around Me" ("l'argent règne en maître autour de moi"). Il y a des piles de T-shirts, des skateboards marqués de photos et du logo Supreme, des gants de boxe, des casques de moto ou encore des chaises pliantes, un cendrier et une malle rarissime co-siglée avec Louis Vuitton adjugée à 88 400 euros.

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A la fin des enchères, 94 % des lots ont été vendus, le total atteignant 850 681 euros, le double des estimations globales. Une première dans l'histoire de la marque qui n'avait jamais représenté la scène urbaine dans une vente de ce genre. En plus de vingt ans d'existence, la griffe new-yorkaise fondée en 1994 par James Jebbia a peaufiné son marché, étoffé ses propositions de collections, cultivé un marketing de la rareté et intensifié les collaborations qu'elle distribue au compte-goutte dans ses onze boutiques ouvertes aux quatre coins du monde (trois aux Etats-Unis, deux en Europe et six au Japon). Au point d'atteindre une frontière floue entre la mode et l'art. Un paroxysme que Fabien Naudan, Vice-Président d'Artcurial à l'origine...
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