Archives : Janvier 2006

Une Chinoise à Paris

"A Taïwan, quand on travaille dur, on choisit ses patrons !" lance la petite Chinoise dans un sourire. Alors en France, ce sera elle la patronne, point barre. C'est ainsi qu'elle l'a décidé, à son arrivée en 1986. Et c'est ici qu'on la retrouve, vingt ans plus tard : à la tête de trois boutiques de prêt-à-porter "sino-ethnique", situées à quelques mètres les unes des autres dans les 19ème et 20ème arrondissements de Paris. Ces boutiques, c'est l'aboutissement logique d'une carrière de styliste menée tambour battant, sur les chemins entre l'Asie et l'Europe.Et pourtant, l'affaire n'était pas gagnée d'avance. A son arrivée en France, la trentaine à peine entamée, Liane ne parle pas un mot de Français. D'ailleurs, sa seule bonne raison pour venir s'établir à Paris était de suivre son mari, un Français fils de diplomate, fraîchement épousé à Taïwan. Dans sa besace, mise à part une bonne dose de courage, Liane doit compter sur son expérience, accumulée depuis son plus jeune âge. C'est là-bas que la jeune femme a fait ses premières armes dans le stylisme, "pendant l'été, après les cours, comme tout le monde !" Très vite, son tempérament de bosseuse va l'amener à travailler pour les plus grands couturiers japonais et italiens. Du sportwear au luxe, elle gravit les échelons. Valentino, elle connaît bien. Sur le reste, elle demeure discrète. De cette époque, elle parle avec reconnaissance. "J'ai tout appris en travaillant à Taïwan. Là-bas, des professionnels viennent une fois par mois enseigner les ficelles du métier dans les entreprises. Par exemple, c'est là-bas que j'ai appris comment arranger une vitrine et comment déterminer des ensembles de couleurs pour une cliente...".

Géographie de l'amour

Le véritable amour est immense, il est passionné et fougueux... Concrètement, il mesure 4 354 km et se nomme aussi Sakha-Line ou Hei-Lang-Kiang. C'est un fleuve qui sépare la Russie de la Chine. Idéal pour une croisière amoureuse, mais il faudra attendre l'été. Dommage. Tant pis alors. Direction l'Indre, au "cœur" de la France (à 25 km de Châteauroux) pour le doux village de Saint-Valentin. Le village officiel de la Saint-Valentin. Il parait qu'on y célèbre l'amour toute l'année et qu'il est devenu le temple des amants. Il y a un jardin, et dedans, un petit pavillon où ceux qui s'aiment pour de vrai peuvent se marier. Il y a aussi un Arbre des vœux où attacher un petit mot doux et un autre encore, l'Arbre des cœurs éternels où l'on peut graver des cœurs entrelacés avec des initiales. On peut aussi y planter un arbre en souvenir d'un mariage ou bien d'un passage. Bien entendu, chaque 14 février, un festival est organisé en l'honneur du saint éponyme...(Renseignements sur Le site du village Saint Valentin)Plus exotique, voici le Djebel Amour. Ou l'amour au Sahara. Nuances sensuelles de dunes et parfums d'ambre, de musc, d'encens et de myrrhe. C'est une montagne de 1 977 mètres située dans un massif de l'atlas saharien en Algérie. Le jardin d'Eden était peut-être là... Mais pour pénétrer les secrets de l'amour, peut-être vaut-il mieux s'adresser directement aux dieux et aux déesses... Aphrodite par exemple. Rendons-vous sur son île en février prochain. La déesse de l'amour, des plaisirs et de la beauté est célébrée sur l'île de Cythère. Tout le monde le sait, tous l'ont chantée, Théophile Gautier, Gérard de Nerval et Charles Baudelaire aussi : "Belle île aux myrtes verts, pleine de fleurs écloses,(...) charge les esprits d'amour et de langueur." in Un voyage à Cythère.

Le 3 janvier au boulot

Cette année, finaudes, on s'était dit qu'on ne rentrerait pas avec le reste du troupeau. Pas question de reprendre le chemin du bureau le lundi matin, trop déprimant. Un petit RTT plus tard, nous voici donc à l'aube du mardi 3 janvier... 8 h 27 : C'est la rentrée. La mienne certes mais -pas de chance, celle de l'éducation nationale aussi. Résultat : en plus de ma préparation, je dois gérer les quelques détails techniques du côté des enfants (anorak perdu, céréales renversées, etc.). Une fois la marmaille casée à l'école, en route vers le bureau. Les trois quarts de la ville ont pensé comme moi rentrer tranquilles un jour plus tard, ils sont tous sur mon chemin. Le policier du carrefour me souhaite la bonne année.9 h 12 : Après un pseudo nervous break-down pour essayer de caler ma fidèle Polo entre deux camions de livraison, j'arrive au boulot, passablement déconfite. "T'as l'air fatiguée..." Oui, on rentre de vacances et non, on n'est pas reposée. L'hôtesse d'accueil me souhaite la bonne année.9 h 46 : Une tournée de café et deux récits de vacances plus tard, me voici donc derrière mon bureau, avec l'impression de ne pas l'avoir quitté. Ouverture des courriels : 1256 nouveaux messages. Bonne année, Meilleurs vœux, Bonne santé gna-gna-gna. Le dégraissage de la boite de réception prendra deux bonnes heures. Pour les réponses, on verra plus tard. Un vague collègue me souhaite la bonne année.

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