Souvenez-vous. Au 20e siècle, le commun des mortels se contentait de passer son café moulu à la cafetière. Mais au début des années 90, des as du marketing eurent une idée géniale : nous faire déguster à la maison un café aussi délicieux que celui que l'on boit... au café.

Terminé la classique cafetière de grand-mère, on parle désormais de "machines à expresso", modèles réduits des percolateurs de bistrots, à pression, où il suffit de glisser une dosette pour déguster un "kawa" parfait. Amusant, leurs noms se terminent tous en "O" : Nespresso, Malongo, Tassimo, Senseo. Oh !

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Stratégie et saga de George C.La stratégie est si formidable qu'elle est désormais enseignée dans les écoles de commerce. Le consommateur, qui ne peut acheter que des dosettes compatibles avec sa machine, devient "captif". Chez Nespresso, les capsules d'aluminium ne sont vendues que sur Internet ou dans des boutiques semblables à des galeries d'art. Opération réussie : la vente de dosettes croît de 40 % par an. Le café, vulgaire produit de grande consommation, se consomme désormais glamour, sous couvert de saveurs de grands crus d'Ethiopie, de Colombie, du Brésil, et d'érotisme cinématographique, cf la saga George C. pour Nespresso...

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